Alors que le RSC Anderlecht affronte le Royal Antwerp FC en Coupe Croky, Olivier Deschacht s’inquiète de la situation du club bruxellois. Pour l’ancien défenseur, le RSCA manque de compétitivité et de leadership, des carences qui pèsent sur les ambitions du club.
Selon Deschacht, le problème principal est dans l’état d’esprit. « Maintenant, je vois des sourires sur le banc. Je me demande alors : sont-ils vraiment heureux d'être là ? Si Proto ou Gillet avaient été sur le banc, ça aurait été la guerre dans le vestiaire. Ça aurait motivé tout le monde davantage », a-t-il déclaré à Sporza. Un constat sévère qui met en lumière l’absence de pression interne et de rigueur dans le groupe actuel.
L’argument mérite nuance. Anderlecht aligne une équipe jeune et manque clairement d’expérience. Le club bruxellois n’est plus renforcé par des joueurs tels que Jan Vertonghen, Kasper Schmeichel, Kasper Dolberg, Thomas Delaney ou Anders Dreyer. Ces éléments avaient permis au RSCA de rivaliser pour le titre. « On ne prétend pas faire de Mats Rits un joueur de classe mondiale, mais est-il moins bon qu’Enric Llansana, par exemple ? », se demande-t-on. La comparaison met en évidence le besoin urgent de recruter des joueurs confirmés pour encadrer les jeunes et maintenir un niveau compétitif.
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Seulement trois influenceursLe manque de leadership est tangible. Avec seulement Ludwig Augustinsson, Colin Coosemans et Thorgan Hazard capables d’influencer le jeu à leur niveau, Anderlecht peine à trouver des repères sur le terrain. La politique de transferts, centrée sur la jeunesse et la revente, n’aide pas à instaurer cette stabilité. Olivier Renard avait évoqué le PSG comme exemple de projet jeune, mais il oubliait que le club parisien disposait d’une défense expérimentée incluant Donnarumma, Marquinhos, Hakimi ou Fabian Ruiz lors de cette saison de Ligue des Champions.
Enfin, Deschacht insiste sur la nécessité de clarifier la direction sportive. L’arrivée de Michael Verschueren donne un début de vision, mais elle reste incomplète. Selon lui, il faut rapidement nommer le nouvel entraîneur de Neerpede, le futur coach principal et éventuellement un directeur technique pour apporter cohérence et leadership. Sans cela, Anderlecht risque de continuer à naviguer à vue selon l'ancien international.
Salomon AGADA