Anderlecht risque de revoir ses plans. Le club le plus titré de Belgique comptait recruter un nouvel entraîneur principal au plus vite, puis nommer un directeur sportif. Mais cet ordre de priorité est désormais remis en question.
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Anderlecht n'a toujours pas trouvé son nouveau coachIl y a trois semaines, Besnik Hasi était limogé après la cuisante défaite face au Standard de Liège. Une semaine plus tard, le club bruxellois se séparait également de son directeur sportif, Olivier Renard. Le lendemain, le CEO Kenneth Bornauw soulignait que le club souhaitait d'abord nommer un successeur à Hasi, et que la nomination d'un nouveau directeur sportif interviendrait plus tard.
Cependant, de nombreux experts et observateurs ont remis en question cette orientation. Le successeur de Renard devra contribuer à définir la politique sportive, mais que se passera-t-il si sa vision entre en conflit avec celle du nouvel entraîneur ? Il n'est pas surprenant que les directeurs sportifs amènent généralement leur propre entraîneur lorsqu'ils prennent leurs fonctions dans un nouveau club.
Anderlecht en était également conscient, mais s'était initialement tenu à l'ordre proposé. Cependant, la situation actuelle pourrait contraindre le club à revoir ses plans. Le club bruxellois a fait d'Alfred Schreuder sa grande priorité et a même trouvé un accord personnel avec le coach néerlandais. Mais le grand problème est que son club, Al-Diriyah, ne souhaite pas le libérer. Le club saoudien considère son coach comme un élément clé dans la course à la montée et refuse de le laisser partir. Si une issue positive n'est pas trouvée, Jérémy Taravel terminera alors surement la saison en tant que coach intérimaire.
Un mal pour un bien ?
Selon Johan Boskamp, ce serait une bonne chose. "Terminer la saison avec Taravel ? S'ils respectent vraiment Schreuder, il n'y a pas d'autre solution. On ne peut pas recruter quelqu'un maintenant et le licencier dans deux mois. Ils devraient peut-être commencer par nommer un directeur sportif. Sinon, ils risquent de créer davantage de tensions entre l'entraîneur et le directeur sportif. C'est dans cet ordre là qu'il faut faire les choses."