Dimanche, la Bataille des Flandres entre le Club Bruges et Gand est au programme et elle aura une saveur particulière. En effet, les deux rivaux ont vécu des tensions ces dernières semaines après que le Club ait débauché Ivan Leko à Gand.
Que le Club ne l'ait pas informé à l'avance qu'il allait débaucher son entraîneur a beaucoup irrité le propriétaire Sam Baro. Le fait que les Blauw and Zwart aient ensuite débauché plusieurs autres pions l'a complètement mis hors de lui.
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Chatelle voit une bombe à retardement au ClubÀ Bruges aussi, la tension était palpable après ce changement d'entraîneur plutôt inattendu. Bart Verhaeghe a joué un rôle de premier plan dans cette affaire. Le président semblait être le moteur de la décision de licencier Nicky Hayen et a ensuite déclaré avec mépris que Hayen pouvait lui être reconnaissant de lui avoir donné sa chance.
L'analyste Thomas Chatelle s'interroge sur la manière dont le Club a traité ses entraîneurs ces dernières années. « Comme tous ses prédécesseurs depuis Michel Preud'homme, Nicky Hayen devait constamment marcher sur des œufs pour survivre et essayer d'imprimer sa marque », estime-t-il dans La Dernière Heure - Les Sports.
Verhaeghe s'immisce dans tout
« Depuis le départ de Vincent Mannaert, Bart Verhaeghe n'a plus vraiment de contrepoids. Le président suit MPH depuis des années et veut s'immiscer dans toutes les décisions sportives. Mais ce modèle risque de rompre le lien avec les supporters », explique Chatelle.
Ces mêmes supporters ont déjà largement manifesté leur mécontentement après le licenciement de Hayen. Verhaeghe devra veiller à ne pas se laisser emporter par son ambition et à ne pas transformer le Club en poulailler...