Le RSC Anderlecht avance à visage découvert. Après le limogeage de Besnik Hasi, la direction assume un virage stratégique clair : installer un entraîneur pour durer et bâtir une structure cohérente autour d’un futur directeur sportif.
À Anderlecht, le départ de Hasi s’imposait. Le projet n’a jamais réellement décollé et la stabilité recherchée n’a pas produit les effets espérés. En interne, le constat est lucide : il faut rompre avec les solutions provisoires et redonner une ligne forte au vestiaire.
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Fink, c'est finiLors du Conseil des supporters, Tim Borguet et Kenneth Bornauw ont clarifié plusieurs points, notamment concernant la piste Thorsten Fink. Le contact a existé, mais il fut bref. Les discussions n’ont pas abouti. Le club refuse toutefois les raccourcis médiatiques.
« Sans entrer dans les détails, il ne faut pas prendre pour argent comptant tout ce qu'on lit dans la presse. Lors des discussions avec les entraîneurs, plusieurs parties sont impliquées, et certaines ont intérêt à défendre leur position. Dans le cas de Fink, certaines affirmations sont justes, d'autres totalement fausses. C'est dommage que les clubs de football communiquent souvent par énigmes. Ce n'est « que » du football, et une communication ouverte est tout à fait possible. Anderlecht ne cherche pas un changement temporaire. Le nouvel entraîneur doit rester en poste un peu plus longtemps. Même si la notion de « long terme » est assez floue en Belgique. »
Le message est limpide : pas de rustine jusqu’en mai. « Nous ne recherchons pas un entraîneur qui ne restera que jusqu'à la fin de la saison. Nous voulons trouver quelqu'un pour le long terme, même si la stabilité des entraîneurs en Belgique est une notion relative. »
La direction assume Hasi
La prolongation de Hasi l’été dernier interroge encore. La direction assume : « Concernant l'entraîneur : prolonger le contrat de Hasi était peut-être une décision prudente, mais nous recherchions la stabilité. Et maintenant, avec la nouvelle organisation, nous avons pu mener un processus beaucoup plus approfondi pour préparer la recherche d'un remplaçant. Nous avons trouvé une personne qui partage notre philosophie, qui peut s'engager sur le long terme et qui correspond au profil recherché (y compris celui du directeur sportif). »
Reste la question du directeur sportif. « Nous savons qu'idéalement, ce serait l'inverse. Mais il est urgent de nommer un bon entraîneur pour ce groupe, quelqu'un qui puisse insuffler la confiance. Et, par conséquent, restructurer l'équipe. Le choix d'un directeur sportif est une décision cruciale à long terme, et nous devons prendre notre temps. »
À Anderlecht, l’heure n’est plus aux tâtonnements. Le prochain choix devra marquer un véritable tournant et poser les bases d’une stabilité enfin durable.
Salomon AGADA