Le RSC Anderlecht mise tout sur un coup de théâtre autour de Jean Kindermans. Les Bruxellois veulent le rapatrier à Neerpede, mais l'Antwerp tient fermement les rênes avec un contrat courant jusqu’en 2029. Ce dossier menace donc de se transformer en véritable bataille : prestige, pouvoir… et surtout argent.
Le nom de Kindermans plane de nouveau au-dessus de Neerpede. C’est un secret de polichinelle : Anderlecht souhaite ramener l’ancien directeur de la jeunesse, et les négociations sont en cours. Le timing n’est pas anodin : le club est dans une nouvelle phase de reconstruction et dispose de trois postes clés vacants : directeur sportif, entraîneur principal et responsable de la formation. Pour ce dernier rôle, Kindermans est le candidat privilégié.
A Anderlecht, tout tourne autour de la structure et de la reconstruction. Le club veut que Neerpede redevienne une référence, comme elle l’a été pendant des années. Kindermans est perçu comme l’homme qui a façonné ce système, ayant accompagné des talents tels que Lukaku, Tielemans ou Debast vers le haut niveau. Il serait chargé de reprendre son rôle de directeur de la formation et de redevenir l’architecte de la jeunesse mauve.
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La voix de RomeluLe départ de Wouter Vandenhaute et l’arrivée de Michael Verschueren, ainsi que le licenciement d’Olivier Renard, ont rouvert la porte à son retour. La voix de Romelu Lukaku se fait également entendre, pressant pour le retour de Kindermans.
En public, Kindermans reste prudent mais n’exclut rien. Il se dit heureux à Anvers, tout en reconnaissant que la situation a changé des deux côtés. Il montre qu’il prend son projet à Anvers au sérieux, mais laisse la porte ouverte à un retour à Anderlecht si les conditions sont favorables.
Sur le papier, Antwerp tient toutes les cartes. Son contrat court jusqu’en 2029 et le président Paul Gheysens ne fera pas de concessions : un transfert nécessiterait un accord financier conséquent. Kindermans représente une pièce maîtresse du modèle sportif et financier du club, où la formation de jeunes talents est directement liée à la rentabilité et à la valeur des transferts futurs.
Perdre Kindermans maintenant, avant que le projet n’ait porté ses fruits, signifierait non seulement perdre un architecte sportif, mais aussi menacer la continuité d’un modèle à long terme. Pour Anderlecht, c’est la clé de leur reconstruction à Neerpede. Pour Kindermans, c’est un équilibre délicat entre loyauté envers son projet à Anvers et l’attrait d’un Anderlecht renaissant.