L’attaquant Zulte Waregem, Joseph Opoku (20 ans), a été victime d’insultes racistes lors du déplacement sur la pelouse de Saint-Trond.
Les faits se seraient produits après que le jeune attaquant a inscrit deux buts en première période, permettant à son équipe de mener rapidement 0-2.
Malgré la victoire finale du STVV (3-2), la rencontre a été marquée par cet incident grave. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, Zulte Waregem a dénoncé des propos racistes provenant des tribunes à l’encontre de son joueur. Le club affirme prendre la situation très au sérieux.
Mesures appropriées et proportionnées
Zulte Waregem annonce collaborer étroitement avec le STVV, les autorités compétentes et les responsables du stade afin d’identifier les auteurs des faits.
Si les personnes impliquées sont reconnues, des mesures « appropriées et proportionnées » seront prises, conformément aux règlements en vigueur.
Le club a également exprimé son soutien total à Joseph Opoku, rappelant que ses joueurs doivent pouvoir évoluer dans un environnement sûr et respectueux, sans subir discrimination ni haine.
Malentendu
Zulte Waregem conclut son message par une position claire : le racisme n’a pas sa place dans la société, ni dans le football.
A Saint-Trond, on considère qu'il s’agit d’un malentendu. Le club souligne que ses joueurs et employés, venus de différents pays et continents, travaillent ensemble comme une seule équipe et rejettent toute forme de racisme.
D’après les images reçues, un supporter s’adressait simplement à l’arbitre, et la confusion pourrait être due aux différences entre les accents ouest-flandrien et limbourgeois. STVV ne considère donc pas cet incident comme raciste.
Le club ajoute que si d’autres preuves de comportement raciste apparaissent, elles seront prises très au sérieux et feront l’objet de mesures appropriées, aujourd’hui comme à l’avenir, afin de protéger les valeurs de coopération et de respect au sein du club.
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