Le RSC Anderlecht travaille d'arrache-pied pour présenter un nouvel entraîneur principal dès que possible. Même la recherche d'un nouveau directeur sportif doit actuellement passer au second plan. Mais cette décision risque de coûter cher aux Mauve et Blanc.
Une semaine après le licenciement de l'entraîneur principal Besnik Hasi, Anderlecht a décidé de mettre également fin à sa collaboration avec le directeur technique Olivier Renard. Dans un monde idéal, le champion record aurait d'abord nommé un successeur à ce dernier.
Le nouveau responsable sportif aurait ensuite pu mener à bien la recherche d'un entraîneur principal. Mais les circonstances actuelles ont contraint la direction bruxelloise à agir différemment.
L'entraîneur intérimaire Edward Still a en effet décidé de partir de sa propre initiative, tout comme l'entraîneur adjoint Lucas Biglia. Il ne reste donc plus que l'adjoint (et nouvel entraîneur intérimaire) Jérémy Taravel et l'entraîneur des gardiens Justin Verlinden dans l'encadrement technique de la première équipe.
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Le contraire de ce qu'il faudrait fairePar conséquent, le besoin d'un nouvel entraîneur est tel qu'il a été décidé de pourvoir d'abord ce poste vacant et de ne rechercher un nouveau directeur sportif que dans les semaines à venir. Selon Aad de Mos, c'est une énorme erreur.
« D'abord un entraîneur, puis un directeur technique. Ce serait très stupide. Ce n'est pas ainsi que l'on crée le triangle idéal », déclare-t-il dans Het Nieuwsblad.
Selon Niels Poissonier, responsable football du journal Het Laatste Nieuws, le RSCA répéterait ainsi une erreur qu'il a déjà commise dans un passé récent. Pensons par exemple à David Hubert, qui a dû partir quelques mois après la nomination de Renard.
« C'est faire le contraire de ce qu'il faudrait faire. Ou comment on n'a toujours pas tiré les leçons des erreurs du passé. »
Effrayant pour les entraîneurs
De plus, cette façon de faire a également une influence sur le cours des choses. Le Néerlandais Paul Simonis aurait par exemple renoncé à cause du manque de clarté concernant le poste de directeur technique. Car que se passera-t-il si, après un certain temps, le nouveau DT préfère un autre type d'entraîneur ?
« On peut comprendre les entraîneurs comme Simonis. Si le futur directeur technique a une vision du football différente de la leur, ils ne pourront pas rester longtemps », estime Yves Taildeman de La Dernière Heure.