Le dossier judiciaire autour de la vente d’Anderlecht revient devant le tribunal les 12 et 13 février. Plusieurs protagonistes formulent des demandes financières conséquentes, avec des montants qui se chiffrent en millions d’euros.
Le juge devra trancher dans une affaire complexe mêlant anciens et actuels dirigeants du club bruxellois. Marc Coucke, par l'intermédiaire sa société Alychlo, réclame 5 millions d’euros. Au cœur du litige figure un contrat antidaté conclu avec l’agent Christophe Henrotay, qui aurait permis à ce dernier de percevoir une commission de 2 millions d’euros peu avant la reprise du club.
En parallèle, Coucke souhaite récupérer les 3 millions d’euros déjà versés à Henrotay, selon Het Laatste Nieuws. D'un autre côté, le RSC Anderlecht réclame également ces mêmes 3 millions. Une situation qui laisse présager un débat juridique serré, les deux parties ne pouvant prétendre simultanément à la même somme.
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Henrotay et Van Holsbeeck contre-attaquentChristophe Henrotay conteste la version avancée. Il estime qu’Anderlecht lui doit encore 4 millions d’euros. Sur un accord à l’amiable conclu en 2019 pour un montant total de 7 millions, seuls 3 millions auraient été versés. Il réclame désormais le solde devant le tribunal civil.
Herman Van Holsbeeck s’est également joint à la procédure. L’ancien manager du club introduit une demande de 1,7 million d’euros, correspondant selon lui à des arriérés de salaire, une indemnité de licenciement et un bonus.
Dans le cadre pénal, Van Holsbeeck cherche à démontrer qu’il a toujours agi avec l’aval du conseil d’administration et qu’aucun enrichissement personnel n’a eu lieu.
Les audiences à venir pourraient éclaircir un dossier qui continue de peser sur l’image du club bruxellois.
Salomon AGADA