Secoué par une vague de départs et des résultats décevants, Anderlecht entre dans une phase décisive de sa saison. Pour Jan Mulder, l’urgence ne se limite pas au banc ou à la direction sportive.
La défaite face au Standard de Liège a déclenché une réaction en chaîne au sein du club bruxellois. Besnik Hasi a été écarté, Lucas Biglia a quitté ses fonctions, Edward Still a mis un terme à son court intérim à la tête d’Anderlecht après deux matchs, tandis qu’Olivier Renard a également été remercié. En quelques jours, l’organigramme sportif a été profondément bouleversé.
Dans ce contexte instable, la direction doit désormais désigner un nouveau directeur sportif et un entraîneur capable de relancer la machine. Marc Coucke sait que ces choix structureront les prochains mois, voire les prochaines années. Mais pour Jan Mulder, le débat dépasse largement la question des noms.
LIRE AUSSI: Un international marocain au Club Bruges?
Une inquiétude sur le fond« Je suis vraiment inquiet pour le club », a confié l’ancien joueur au Het Nieuwsblad. Son analyse ne se focalise pas uniquement sur l’écart avec le Club Bruges. « Non pas parce qu'ils perdent beaucoup de terrain face au Club Bruges, car je salue les succès de ce dernier, mais parce qu'Anderlecht doit tout simplement mieux jouer. Ce que je vois sur le terrain n'est pas du football typique d'Anderlecht. »
Mulder évoque surtout une perte d’identité. À ses yeux, le problème ne se résume pas à un entraîneur ou à un système, mais à la nature même du jeu proposé.
L’ancien international néerlandais estime que la priorité est ailleurs. « Marc Coucke doit trouver les bonnes personnes, j'entends partout ces temps-ci. Le bon directeur technique, le bon entraîneur. Non, il doit trouver les bons joueurs ! » affirme-t-il avec insistance. Avant de conclure, volontairement bref : « Si vous me le permettez, je n'en dirai pas plus. »
Pour Mulder, la reconstruction passera d’abord par le terrain. Le reste suivra.
Salomon AGADA