Edward Still a tourné la page anderlechtoise pour embrasser un nouveau défi en Angleterre. Direction Watford, où le technicien belge a été nommé entraîneur principal.
Un choix qui peut surprendre au premier regard, mais qui s’inscrit finalement dans une certaine logique pour les observateurs avertis du football britannique.
En sept mois passés au Sporting d’Anderlecht, Still a traversé une tempête institutionnelle rare. Il a vu défiler, puis disparaître, plusieurs figures majeures du club : le président Wouter Vandenhaute, l’entraîneur Besnik Hasi et le directeur sportif Olivier Renard. Un contexte instable qui n’a clairement pas favorisé la continuité ni la sérénité du staff.
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Réputation sulfureusePourtant, le paradoxe est frappant : Watford est loin d’être un modèle de stabilité. Le club anglais s’est bâti une réputation sulfureuse en matière de gestion des entraîneurs.
Javi Gracia, que Still remplace, avait lui-même quitté son poste faute de motivation, lors de son deuxième passage sur le banc. Entre ses deux mandats, pas moins de treize entraîneurs se sont succédé à la tête de l’équipe première, soit une moyenne vertigineuse de deux coaches par saison.
L’éviction de Paulo Pezzolano, prédécesseur de Gracia, avait particulièrement marqué les esprits. Arrivé en fin de saison dernière, l’Uruguayen avait été remercié dès le mois d’octobre, malgré des résultats jugés corrects. Selon The Guardian, son départ serait lié à un refus d’aligner certains joueurs associés à un agent influent : Mogi Bayat.
Si le club a toujours nié ces accusations, les connexions entre Watford et cet agent sont connues de longue date. Dès lors, l’arrivée d’Edward Still et de son adjoint Karim Belhocine, tous deux liés à Bayat, n’a rien d’un hasard pour les suiveurs du club londonien.