Le RSC Anderlecht traverse une période de profonde instabilité, marquée par une succession rapide de départs et un manque criant de structure.
Ces dernières semaines, le club bruxellois a vu quitter plusieurs figures importantes : Besnik Hasi, Lucas Biglia, Edward Still et Olivier Renard. Une hémorragie qui s’inscrit dans une tendance plus large observée depuis plusieurs années.
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Pas de hiérarchieSelon Guillaume Gillet, ancien joueur du club, Anderlecht a perdu toute ligne directrice claire. Interrogé par la RTBF, il déplore l’absence d’une hiérarchie identifiable au sein du club.
« On ne sait plus qui décide, qui est au sommet, ni qui gère le sportif ou l’extra-sportif », explique-t-il. Les changements fréquents de rôles et les retours de certains dirigeants dans d’autres fonctions contribuent à un sentiment de confusion généralisée.
Gillet compare même la situation à une série télévisée américaine, où chaque semaine apporte son lot de rebondissements. Cette instabilité chronique se reflète particulièrement au niveau du banc de touche.
Fin de la tradition
En huit ans, Anderlecht aurait connu pas moins de quatorze entraîneurs, soit près de deux par saison. Un chiffre qui tranche radicalement avec la tradition du club, autrefois reconnu pour sa patience et sa confiance envers ses coaches, tant que les résultats étaient au rendez-vous.
Aujourd’hui, cette philosophie semble révolue. Si les entraîneurs restent souvent les premiers à payer les pots cassés, Guillaume Gillet estime que la responsabilité est bien plus large.
Pour lui, la crise actuelle ne peut être réduite à des erreurs individuelles : il s’agit d’un échec collectif, révélateur de dysfonctionnements profonds au sein du club.