Anderlecht s'est retrouvé plongé dans une crise sans précédent dimanche et lundi. D'abord, le club a subi une nouvelle défaite à Genk, puis, le lendemain, le limogeage du directeur sportif Olivier Renard et le départ de l'entraîneur intérimaire Edward Still sont venus s'ajouter à la liste.
L'avenir du club bruxellois reste incertain, car il doit désormais se trouver un nouvel entraîneur principal sans la présence d'un directeur sportif et ne compte plus que deux membres dans son staff technique. Silvio Proto et Philippe Albert ont dressé un constat sans concession de la situation.
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Les joueurs doivent faire beaucoup mieuxProto entrevoit un aspect positif à la crise actuelle qui frappe son club de cœur. "Je ne pense pas que nous puissions sombrer davantage", déclare l'ancien gardien dans l'émission Dans Le Vestiaire.
Il a ensuite pointé du doigt les joueurs. "Ils doivent jouer pour la réputation du club. Ils doivent retrouver l'âme qu'Anderlecht a perdue ces dernières semaines. On peut nommer un autre entraîneur ou une autre direction, mais ce sont les joueurs qui sont sur le terrain et qui vont devoir, à un moment donné, prendre leurs responsabilités."
Philippe Albert partage un avis similaire. Lui aussi estime qu'Anderlecht a touché le fond et qualifie l'équipe de "sans âme".
"Anderlecht est devenu un club banal"
"Un jeune de 17 ans, Nathan De Cat, était absent, et toute l'équipe s'est effondrée. Tout est dit", déclare-t-il dans Sudinfo. "J'ai vu des erreurs techniques que même des joueurs de deuxième ou troisième division amateur ne commentent pas. C'est triste de voir l'état actuel du club. Anderlecht est devenu un club banal qui a perdu son âme."