À Marseille, la passion est le maitre mot : des supporters mais aussi de la direction et des médias. Et forcément, ça peut créer des étincelles et avoir des conséquences négatives.
Si le Vélodrome peut s'enflammer pour porter ses joueurs, la passion qui émane crée également une pression importante et les décisions fortes marquent la vie du club phocéen. C'est ainsi que Roberto De Zerb a été officiellement démis de ses fonctions dans la nuit de mardi à mercredi.
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Plus d'un entraineur par anLe départ du technicien italien qui marque un trente-deuxième changement de coach depuis 2000. En vingt-six années, l'Olympique de Marseille aura donc statistiquement consommé plus d'un entraineur par an, intérimaires compris. Une statistique qui en dit long sur l'impossibilité de créer quelque chose de stable.
Passion dévorante
Car chaque coach amène quelque chose au club : un point de vue tactique mais aussi souvent son propre recrutement. À chaque fois, il faut donc tout rebâtir pour enfin espérer remporter un nouveau titre. Et si on y a un temps cru cette saison, l'OM a lâché du lest depuis un certain temps.
La question qui se pose désormais est de savoir si la direction envisage enfin de construire sur le long terme, seule façon de lutter durablement en Ligue 1 mais aussi en Europe. Car Marseile continue d'attirer les joueurs grâce à son passé, son histoire mais aussi sa passion. Avec un projet solide et stable, il est donc possible de viser quelque chose et c'est désormais les dirigeants qui ont les décisions en main.