La défaite 0-1 d’Anderlecht face à l’Antwerp en demi-finale aller de la Coupe a laissé de lourdes traces, bien au-delà du score. En l’espace de cinq minutes seulement, les Mauves ont vu leurs espoirs sérieusement compromis par deux cartons rouges consécutifs, infligés à Sardella puis à Diarra.
Déjà averti en première période, Sardella a écopé d’un second carton jaune à la 75e minute après une faute contestée sur Dierckx. Une décision jugée sévère par le joueur et son entraîneur intérimaire Edward Still, qui estimait que chaque faute ne méritait pas forcément un avertissement. Mais le pire restait à venir.
Cinq minutes plus tard, Diarra a commis une faute grossière en plantant ses crampons sur le tendon d’Achille d’Al-Sahafi. Une intervention dangereuse, sanctionnée logiquement par un carton rouge direct, reconnu comme incontestable même par le staff anderlechtois.
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AbnégationRéduits à neuf, les Bruxellois ont néanmoins fait preuve d’un courage remarquable pour limiter la défaite à un but d’écart. Le capitaine Colin Coosemans a salué l’abnégation du groupe, estimant que le score final représentait le maximum que l’équipe pouvait espérer dans ces circonstances.
Malgré ce contexte défavorable, Anderlecht refuse d’abdiquer avant le match retour au Bosuil. « Tout reste jouable », affirme Coosemans.
Toutefois, les suspensions de Sardella et Diarra, combinées à la blessure de Marco Kana et aux incertitudes entourant Ilay Camara et Ludwig Augustinsson, plongent le club dans une véritable crise défensive.
Dans le pire des scénarios, Edward Still pourrait devoir aligner une défense extrêmement décimée, composée en grande partie de jeunes joueurs inexpérimentés. Une situation qui inquiète, à l’approche d’un déplacement capital sur la pelouse de l’Antwerp.