Avec seulement 18 victoires en 42 matchs, il est tout à fait normal que Besnik Hasi craigne pour son poste. Avec Felice Mazzù, il fait partie des entraîneurs les moins performants d'Anderlecht depuis de nombreuses années. Olivier Deschacht s'est exprimé à ce sujet dans La Dernière-Heure.
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Deschacht fait l'éloge de HasiIl a tenu à prendre la défense de Hasi. "Que peut-on lui reprocher ? Il place les joueurs aux bons postes, il donne leur chance aux jeunes, il effectue de bons changements, je ne vois aucune erreur tactique flagrante. Ce n'est pas parce que c'est mon ami, mais pour moi, c'est l'homme de la situation", a-t-il déclaré.
Manque de qualité
"Soyons honnêtes : l'effectif est de qualité très moyenne. Et la question que je me pose sans cesse est : ces joueurs ont-ils l'ADN d'Anderlecht ? Je ne le crois pas. Et je ne parle même pas de leurs qualités techniques, mais de leur soif de victoire, essentielle à Anderlecht. Comment expliquer qu'ils battent des équipes comme le Club de Bruges et l'Union US, mais qu'ils n'affichent pas la même envie de battre Dender, la lanterne rouge ?"
On pourrait répondre à Deschacht que ces matchs étaient complètement différents. Face à des équipes comme Bruges et l'Union, Anderlecht a pu développer son jeu de contre-attaque, son style de prédilection. Mais quand l'équipe bruxelloise doit jouer face à des blocs bas comme lors du match contre Dender, on remarque alors le manque de qualité offensive et d'idées de jeu. Par exemple, on ne retrouve pas les schémas offensifs que l'on observait sous Vincent Kompany. Pourtant, lors de sa première année en tant qu'entraîneur principal, il ne disposait certainement pas d'une meilleure équipe qu'aujourd'hui.
Hasi doit faire mieux. Après l'élimination honteuse en Europe en début de saison, le RSCA alterne le chaud et le froid en championnat. La pression est donc, à juste titre, très forte.