Le RSC Anderlecht est actuellement en pleine recherche d’un nouvel entraîneur principal. Et il se pourrait bientôt que le club doive également se pencher sur un nouveau directeur sportif. Le poste d’Olivier Renard vacille en effet plus que jamais, et ce pour plusieurs raisons évidentes.
L’ancien gardien, qui avait déjà acquis de l’expérience dans des fonctions similaires au KV Malines, à Standard et au Montréal CF, a été recruté à Anderlecht à l’automne 2024. Une nomination fruit d’un coup de maître personnel de l’ancien président Wouter Vandenhaute. Renard a rapidement rompu avec la politique (notamment en matière de transferts) de son prédécesseur Jesper Fredberg.
Alors que le Danois misait surtout sur des joueurs expérimentés capables d’avoir un impact immédiat, Renard a privilégié les jeunes talents. Des joueurs encore incomplets, mais qui pourraient générer une plus-value financière à terme. Pourtant, malgré plusieurs millions dépensés sur trois mercatos, cette approche a donné peu de résultats jusqu’ici.
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Remplacer Hubert par Hasi: un échecLe fait que l’équipe repose actuellement principalement sur des jeunes formés au club (Nathan De Cat, Marco Kana, …) ou sur des recrues du précédent mandat (Thorgan Hazard, Colin Coosemans, Nilson Angulo, …) est révélateur. La décision de Renard de remplacer David Hubert par Hasi juste avant les Play-Offs de la saison dernière n’a pas non plus été couronnée de succès.
Chez les supporters, sa crédibilité a totalement disparu. En interne, les doutes se multiplient. Le journaliste de HUMO, Jan Hauspie, s’interroge même sur le choix initial de Vandenhaute : « Très surprenant : Renard avait quitté la Belgique après que son nom ait été évoqué dans le scandale des Mains Propres. On peut dire que ses transferts n’ont pas amélioré Anderlecht. »
De plus, la stratégie de Renard pourrait être néfaste pour le club. En recrutant de jeunes talents externes pour l’équipe première, il freine la progression des propres jeunes du club. « Les soi-disant pépites de la formation perdent de leur valeur chaque jour : elles ne jouent pas – Mario Stroeykens, Yari Verschaeren et Tristan Degreef – ou ont déjà quitté le club par la porte de derrière, comme Théo Leoni. Est-ce uniquement à cause de Hasi, ou aussi de Renard ? », s’interroge Hauspie dans HUMO.