A Anderlecht, la dynamique s’est brutalement enrayée. Après un court regain d’espoir, les résultats replongent et la pression monte autour de Besnik Hasi. Les décideurs s’activent, pendant que les observateurs craignent une issue rapide.
Le climat s’est nettement assombri autour du RSC Anderlecht. Avec seulement deux points pris sur les douze derniers possibles, les Mauves patinent et voient leurs ambitions freinées. Le partage contre Dender a ravivé les frustrations, tant chez les supporters que dans les instances dirigeantes. Un temps perçu comme l’homme de la situation, Besnik Hasi se retrouve désormais au cœur des débats.
La direction ne cache plus son inquiétude. Selon Het Laatste Nieuws, une réunion d’urgence a été programmée, impliquant le PDG Kenneth Bornauw, le directeur technique en chef Olivier Renard et le directeur technique Thibault Dochy. Le trio devra trancher sur le sort de l’entraîneur. Dans le podcast Football du quotidien flamand, les signaux sont alarmants. « Son crédit a déjà été réduit au minimum », précise Niels Poissonnier, soulignant la fragilité actuelle de la position de Hasi.
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Le niveau laisse à désirer depuis le débutL’ancien gardien Frank Boeckx partage ce pessimisme. « Dès sa prise de fonction, Hasi a rapidement constaté que le niveau d'Anderlecht laissait à désirer. Il faut de la combativité et un mental d'acier. Or, cela a fait défaut hier, comme ces dernières semaines. C'était une véritable démonstration de force face à Dender. Je pense qu'il y a dû avoir une sacrée agitation dans les vestiaires à la mi-temps. Car Hasi ne compte pas laisser passer ça. » Une analyse sévère, qui illustre le malaise ambiant.
Malgré la tempête, Besnik Hasi affiche une certaine sérénité. Conscient du contexte brûlant, il assume la pression. « Il y a toujours de la pression ici à Anderlecht », a-t-il déclaré. « Je comprends la colère et la déception des supporters, je les partage. Néanmoins, je leur demande de continuer à soutenir l'équipe. Nous avons beaucoup de jeunes joueurs. Les sifflets pourraient les déstabiliser davantage. »
L’entraîneur croit encore en un sursaut collectif. « Nous avons déjà prouvé que nous pouvions enchaîner six ou sept victoires après une période difficile. Cela ne m'inquiète pas. Mais il faut que la mentalité et l'intensité soient au rendez-vous. » Reste à savoir si la direction partagera cet optimisme ou si la réunion de crise scellera un tournant décisif pour le banc anderlechtois.
Salomon AGADA