Le Club Bruges a traversé le mercato hivernal sans bouleversement majeur. Avec la seule arrivée de Félix Lemaréchal, les Blauw en Zwart ont affiché une retenue inhabituelle, loin des ambitions initiales annoncées. La direction brugeoise espérait renforcer l’effectif avec trois profils ciblés, dont un ailier offensif en priorité, mais le contexte et les opportunités ont progressivement redéfini la feuille de route.
Plusieurs paramètres expliquent ce choix mesuré. La qualification pour la Ligue des champions a renforcé la conviction interne qu’un groupe capable de briller sur la scène européenne devait également pouvoir jouer le titre sur le plan national. En fin de mercato, la priorité est alors devenue claire : préserver l’ossature existante. Malgré des offres conséquentes venues de l’étranger, le Club a refusé de céder à la pression et a conservé ses éléments les plus convoités.
Raphael Onyedika, Christos Tzolis, Joel Ordoñez ou encore Nicolo Tresoldi ont tous suscité un intérêt appuyé, parfois accompagné de propositions chiffrées à plusieurs millions. Un bras de fer remporté à court terme, mais difficilement tenable sur la durée.
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Un exode difficilement évitableL’été à venir s’annonce bien différent. Les départs d’Onyedika, Tzolis et Ordoñez semblent déjà se dessiner. Aleksandar Stankovic, lié contractuellement à l’Inter, pourrait également devenir impossible à retenir, tandis que la cote de Joaquín Seys continue de grimper. En parallèle, l’avenir de Simon Mignolet reste flou, son contrat arrivant à échéance.
Face à cette perspective, le chantier est vaste. Un défenseur central, un milieu défensif et un ailier devront impérativement arriver. Et si Mignolet s’en va, un gardien de premier plan sera indispensable. Quatre recrues majeures au minimum attendent donc le Club Bruges, appelé à réussir un été charnière.
Salomon AGADA