Au Standard, où il a terminé sa formation, on attendait beaucoup de lui quand on l'a lancé dans le bain.
Buteur dès sa première montée au jeu en septembre 2009, il allait même jouer en Ligue des Champions contre l'Olympiacos. Une blessure au genou en février allait cependant le priver du reste de la saison et malgré une prolongation de contrat, il n'allait pas rester longtemps.
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Fin de carrière prématuréeC'est surtout à Mons qu'Arnor Angeli aura l'occasion de jouer, même s'il ne pouvait jamais revendiquer une place de titulaire. Après un passage pas beaucoup plus fructueux à Avellino et un retour dans les divisions inférieures en Belgique, c'est à l'âge de 30 ans seulement qu'il décida de mettre un terme à sa carrière.
Si sa carrière de footballeur n'aura donc jamais décollé, il reconnait que c'est peut-être plus une chance qu'autre chose puisqu'il est aujourd'hui devenu entrepreneur dans l'immobilier et que les choses se passent très bien pour lui dans ce domaine.
"Une âme d'entrepreneur"
Quand on lui demande comment il s'est dirigé vers cette reconversion, il répond : "Je me suis découvert une âme d'entrepreneur durant ma carrière de joueur. Dans le vestiaire, au lieu de parler de PlayStation et de femmes, je m'intéressais déjà à la liberté financière."
"Je viens d'une famille ouvrière et j'ai souvent eu peur de l'après. Et j'ai bien fait puisque ma carrière n'a jamais vraiment décollé. Un jour, en mise au vert avec le Standard, j'ai entendu mon équipier Benjamin Nicaise parler de business. Il m'a dit qu'il négociait un investissement immobilier… Hop, je m'y suis intéressé. Je devais avoir 22-23 ans", explique encore Angeli.
Âgé de 34 ans, il ne regrette donc pas d'avoir pris une autre voie, dans laquelle il réussit plutôt bien. Loin de Sclessin ou de Mons et plus généralement du football mais plus épanoui que dans le monde du ballon rond.