Personne ne s'y attendait à Anderlecht. Ce qui devait être une consécration risque soudainement de se transformer en douche froide au Soulier d'Or. Car alors que tout le monde s'y attendait, le doute s'installe discrètement.
LIRE AUSSI: Gardien de l'année: Coosemans dribblé?
Coosemans grand favori... et c'est dangereuxTout le monde proclame déjà Colin Coosemans vainqueur du trophée « Gardien de but de l'année ». Sur la base de l'ensemble de la saison 2025, il reste logiquement numéro un. À Anderlecht, il est non seulement le gardien titulaire, mais aussi le capitaine, ce qui influe sur le vote des gens, surtout des deux côtés de la frontière linguistique.
Mais c'est justement ce qui rend l'élection dangereuse. Car lorsqu'un gardien est le grand favori, ses erreurs sont d'autant plus remarquées... et Coosemans en a déjà commis quelques-unes cette saison.
De plus, sa candidature présente un paradoxe statistique intéressant : ses chiffres montrent à la fois qu'il est un gardien de haut niveau et qu'il représente un risque. En 2025/26, Coosemans totalise 20 matchs, 8 clean sheets et 22 buts encaissés.
Son pourcentage d'arrêts est de 69,4 % et il compte 6,75 buts évités, ce qui correspond au nombre de buts supplémentaires (ou en moins) que vous encaissez par rapport à ce que vous pourriez attendre compte tenu de la qualité des tentatives. En d'autres termes : oui, il rapporte des points à Anderlecht.
L'Union guette : Scherpen met Anderlecht sous pression
D'un autre côté, un pourcentage d'arrêts inférieur à 70 % ne fait pas de lui le gardien incontesté de l'année. Il y a aussi les demi-erreurs d'appréciation, le timing malheureux, ce ballon qui passe juste sous le gant. Et quand on est le grand favori, tout est passé au crible.
Et c'est là que l'histoire se déplace vers l'homme qui peut tranquillement tout rafler : Kjell Scherpen. Le gardien de l'Union peut apporter la concurrence nécessaire au titre de « Gardien de l'année ».
Scherpen affiche également 8 clean sheets dans le championnat... mais avec seulement 9 buts encaissés et un pourcentage d'arrêts de 80,0 %. C'est un écart de plus de dix pour cent par rapport à Coosemans.
D'autre part, Coosemans (6,75) a plus de buts évités que Scherpen (2,17). Scherpen n'est pas irréprochable cette saison, mais chez Coosemans, ses erreurs visibles semblent se multiplier. Chez Scherpen, cela semble plutôt être une exception dans une série autrement solide.
Les outsiders : Roef, Epolo et Leysen frappent à la porte
Il y a également quelques outsiders pour le trophée du « Gardien de l'année ». Davy Roef (AA Gand), Matthieu Epolo (Standard) et Tobe Leysen (OH Louvain) sont souvent cités, ce qui est logique.
Roef a disputé quelques matchs à Gand où il a littéralement tenu bon ; son pourcentage d'arrêts est d'environ 72 % et il affiche un nombre positif de buts évités (2,40). Epolo affiche 75 % d'arrêts et 3,96 buts évités avec le Standard.
Leysen est le type de gardien qui, dans un petit club, doit souvent se surpasser pour obtenir autant de votes, mais ses statistiques sont tout de même impressionnantes : 20 matchs, 29 buts encaissés, 74,4 % d'arrêts et 5,28 buts évités.
Les chiffres cachés : Peano et Miras
Il existe également quelques « dark horses », des gardiens de but auxquels on ne pense pas immédiatement, mais qui affichent néanmoins des chiffres impressionnants. Prenons l'exemple de Marcos Peano, de La Louvière. 8 clean sheets, 76,9 % d'arrêts et 7,58 buts évités.
Ses performances sont similaires à celles de Coosemans en termes d'impact, avec un pourcentage d'arrêts nettement supérieur. L'inconvénient ? La perception. Moins de visibilité. Pas de grand club.
Ou Nacho Miras (KV Malines) : 81,2 % d'arrêts et même 9,0 buts évités, avec 4 clean sheets. C'est tout simplement impressionnant. Leo Kokubo (Saint-Trond) mérite également une mention honorable plutôt qu'une véritable chance, mais ses performances sont meilleures que vous ne le pensez : 73,3 % d'arrêts, 5,55 buts évités et 5 clean sheets.