Victorieux face à Anderlecht, le KRC Genk a envoyé un signal fort. Relancé dans la course au top 6, le club limbourgeois s’appuie sur une dynamique retrouvée, portée par un vestiaire plus uni et un entraîneur fédérateur.
Le succès 2-0 face au RSC Anderlecht n’a rien d’anodin. Il confirme la montée en puissance du KRC Genk, longtemps englué dans une première partie de saison compliquée. Désormais, le Racing regarde à nouveau vers le haut du classement, avec l’ambition assumée d’intégrer le top 6. Une évolution perceptible également aux yeux de Konstantinos Karetsas, interrogé par Het Belang van Limburg.
Depuis l’arrivée de Nicky Hayen, Genk semble avoir changé de visage. Le milieu offensif grec souligne avant tout un changement d’état d’esprit. « La passion. L'équipe a toujours eu du talent, mais on remarque que chacun a beaucoup plus confiance en soi maintenant, et c'était parfois un problème auparavant », explique Karetsas. Une différence marquée avec la période précédente, où la flamme semblait s’être éteinte. Selon lui, Thorsten Fink n’incarnait plus cette énergie collective, contrairement à son successeur.
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Situation difficileHayen, lui, a su recréer un lien fort au sein du groupe. « Tout le monde a compris que nous étions dans une situation difficile et que nous ne pourrions nous en sortir qu'en nous soutenant les uns les autres. L'entraîneur nous a vraiment inculqué cela. Comment ? Il parle beaucoup à chacun et les surveille de près à l'entraînement », ajoute le joueur, mettant en avant un management de proximité.
Rien n’est toutefois acquis. La route vers le top 6 s’annonce semée d’embûches. Genk devra affronter le Standard de Liège, La Gantoise et le STVV à domicile, tout en se déplaçant à Malines, à l’Union SG et à La Louvière. Un programme dense, qui testera la solidité mentale retrouvée du groupe.
Si la dynamique est encourageante, seule la constance permettra au Racing de transformer cet élan en objectif atteint.
Salomon AGADA