Anderlecht se tourne déjà vers l'avenir, y compris dans les cages. Colin Coosemans fait du bon travail, mais les Mauve et Blanc veulent être prêts. Cela commence à bouger en coulisses.
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Anderlecht veut aussi passer à l'action dans les cagesLa recherche d'un attaquant et d'un défenseur central fait les gros titres, mais dans les coulisses, un autre sujet tout aussi sensible fait rage : la lutte pour savoir qui sera derrière – et peut-être devant – Colin Coosemans.
Coosemans, aujourd'hui âgé de 33 ans, a réalisé une saison exceptionnelle et a même été élu Joueur de l'année du club. Mais Anderlecht pense en cycles. Le nouveau venu devra apporter de la sérénité, mais aussi de l'ambition. Trois noms sont sur la table.
Le nom qui ressort immédiatement en JPL
Tobe Leysen est le nom qui revient le plus souvent. Ce n'est pas un hasard. Le gardien de but de 23 ans d'OH Louvain porte toujours l'étiquette « fabrique de gardiens » du KRC Genk, ce qui est un gage de qualité en Belgique.
Les entraîneurs et les coachs de gardiens le décrivent comme moderne, calme balle au pieds et étonnamment rapide dans son jeu de jambes. À Louvain, il s'est distingué par son audace : il joue haut et opte souvent pour une construction courte, même sous pression.
Cela correspond bien à Anderlecht, qui considère de plus en plus souvent son gardien comme le premier meneur de jeu. Leysen affiche un excellent score en termes de « buts évités » par rapport à la moyenne de la Jupiler Pro League et figure parmi les meilleurs gardiens en matière de précision de passe.
Cette saison, les analystes ont souligné à plusieurs reprises ses réflexes sur les tirs bas et son timing dans les situations de un contre un. Le revers de la médaille, c'est son prix. Avec une valeur marchande d'environ quatre millions d'euros et un contrat jusqu'en 2027, il n'est pas une solution temporaire.
Qui recrute Leysen, s'engage immédiatement dans un projet. Cela le rend attrayant, mais aussi risqué : un joueur de 23 ans peut-il immédiatement accepter le rôle de numéro deux au Lotto Park, où chaque erreur est amplifiée ?
L'option sûre de Malines
Nacho Miras est arrivé discrètement en Belgique, a survécu à la faillite du SK Deinze et est passé de doublure à numéro un incontesté au KV Malines. Les entraîneurs parlent de sa « force mentale » : un gardien qui ne craque pas après une erreur et qui sait lire les matchs.
Miras n'est pas un gardien spectaculaire, mais il fait rarement de mauvais choix. Il reste plus longtemps sur sa ligne, se fie à son placement et dégage une grande sérénité dans la surface. Son pourcentage d'arrêts est stable et élevé, surtout sur les tirs lointains. Il est performant dans les ballons aériens même s'il est moins dominant que Leysen.
Dans la construction du jeu, il privilégie souvent la sécurité au risque, ce qui peut parfois poser des problèmes à Anderlecht dans sa conception du jeu. Mais c'est justement là que réside sa force : Miras apporte de l'équilibre.
Avec une valeur marchande d'environ 1,2 million d'euros et un contrat jusqu'en 2027, il est financièrement abordable et prêt sur le plan sportif. Ceux qui le recrutent n'achètent pas une promesse, mais une certitude.
L'outsider qui pousse discrètement
Il y a ensuite Marcos Peano, peut-être le nom le plus sous-estimé. L'Argentin de La Louvière a obtenu la promotion la saison dernière et se retrouve soudainement parmi les meilleurs gardiens de la série en termes de clean sheets cette année.
Huit clean sheets, autant que Coosemans et Kjell Scherpen, cela force le respect. Les analystes louent son explosivité et sa domination dans la surface. Peano joue avec émotion, voire avec bravoure, et cela a un effet contagieux sur une équipe.
Statistiquement, il excelle dans les arrêts dans la surface et dans la neutralisation des rebonds. Son nombre de « buts évités » est élevé, mais il prend plus de risques dans ses interventions.
Dans la construction du jeu, il est le moins raffiné des trois, ce qui peut soulever des questions à Anderlecht. Pourtant, il a quelque chose que les autres ont moins : la soif. À 27 ans, il sent que c'est peut-être sa seule chance de réaliser un transfert de haut niveau.
Avec une valeur marchande d'environ 1,5 million d'euros et un contrat de deux ans, il est en outre abordable. Mais son plafond est-il suffisamment élevé pour un club qui voit les choses à l'échelle européenne ?
Qui correspond le mieux au projet d'Anderlecht ?
Si l'on pèse le pour et le contre – sur le plan sportif, financier et humain –, un nom ressort. Anderlecht doit oser investir dans son prochain cycle. Cela fait de Tobe Leysen le choix le plus logique. Non pas parce qu'il est meilleur que Coosemans aujourd'hui, mais parce qu'il a le potentiel pour lui succéder demain.
Miras reste une excellente alternative si Anderlecht opte pour la sécurité, Peano un outsider intrigant. Mais aujourd'hui, les Mauve et Blanc n'ont pas besoin d'une solution temporaire, mais d'un remplaçant immédiatement disponible pour Coosemans, qui pourra à terme reprendre sans difficulté le rôle de numéro un.