Outre les nombreux joueurs superflus pour lesquels une solution doit être trouvée, quelques contrats arrivant à échéance en janvier retiennent également l'attention du RSC Anderlecht. Alors que la collaboration avec Thorgan Hazard et Marco Kana a de grandes chances d'être prolongée, Olivier Renard risque toutefois de se mettre à dos un autre pilier.
L'été prochain, Ludwig Augustinsson, Nathan De Cat et Colin Coosemans, trois piliers de l'équipe, entameront leur dernière année de contrat. Il reste à voir si le premier pourra rester en poste, mais les Bruxellois espèrent bien sûr prolonger le contrat de De Cat. Bien qu'il vienne d'être sacré Gardien de l'année, l'avenir de Coosemans semble particulièrement incertain.
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Coosemans dans l'impasse« Je sais qu'il y a encore aujourd'hui des gens qui ne croient pas en moi, mais cela m'a motivé à leur prouver le contraire », a déclaré le gardien de but lors de son discours de victoire.
Une pique subtile à l'adresse de la direction, avec laquelle il ne s'entendrait pas très bien ? Les deux parties ne seraient en tout cas pas sur la même longueur d'onde en ce qui concerne une éventuelle prolongation de contrat.
« Le capitaine vise une prolongation à la hauteur de son statut. Anderlecht, en revanche, propose un contrat basé sur les performances et continue entre-temps à sonder le marché à la recherche d'éventuels concurrents. Il en résulte une impasse entre le club et le gardien », selon Het Laatste Nieuws, qui fait état d'un conflit entre Coosemans et la direction du club.
Cela est également confirmé par plusieurs autres sources. « Le gardien souhaite rester, mais les négociations sont actuellement au point mort », selon Het Nieuwsblad, qui affirme toutefois que Coosemans a déjà reçu une proposition.
Conscient que le gardien de but de 33 ans mérite un meilleur contrat, Anderlecht lui a proposé l'été dernier un engagement jusqu'à la mi-2028 avec une légère augmentation de salaire. L'accent étant mis sur « légère ».
Parcours au Lotto Park
S'il signe, Coosemans verra son salaire légèrement augmenté en fonction de son statut actuel, mais compte tenu de la politique salariale stricte actuellement en vigueur, il ne doit pas s'attendre à une augmentation importante. Contrairement à Kana ou De Cat, qui peuvent rapporter gros à terme.
Même s'il ne doit pas faire de concessions, sa situation se rapproche davantage de celle de Hazard. Lui aussi est un leader dans le vestiaire, mais il ne fera plus jamais gagner d'argent au club. Et aujourd'hui, il gagne déjà bien sa vie, même si Coosemans et ses patrons ne sont pas vraiment sur la même longueur d'onde à cet égard.
Le club mauve et blanc estime avoir déjà fait un effort en 2023, lorsqu'il a « investi massivement » dans un gardien qui, malgré son importance incontestable, n'était alors que le troisième choix.
Après le départ de Bart Verbruggen et Hendrik Van Crombrugge, Coosemans pensait pouvoir gravir les échelons entre les poteaux, mais peu après avoir signé un contrat de prolongation de quatre ans, deux concurrents redoutables, Maxime Dupé et Kasper Schmeichel, ont soudainement fait leur apparition. Selon ses propres dires, Coosemans a alors été très affecté mentalement par cette situation.
Qui remplacera Kikkenborg ?
Une fois ceux-ci partis, Coosemans a saisi sa chance. Après avoir été élu Joueur de l'année au Lotto Park la saison dernière, il a désormais reçu la récompense ultime pour le parcours impressionnant qu'il a accompli là-bas.
D'un simple personnage clé en dehors du terrain, il est devenu l'un des joueurs les plus déterminants sur le terrain. Pourtant, le numéro un ne se sent toujours pas tout à fait à sa place.
L'été dernier, il a ainsi constaté qu'Anderlecht, qui s'intéressait notamment à Thomas Kaminski et Gaëtan Coucke, continuait à surveiller le marché des gardiens. C'est encore le cas aujourd'hui, même si le club semble surtout rechercher un remplaçant pour sa doublure Mads Kikkenborg.
La question est de savoir quel profil est privilégié. Renard peut ainsi opter pour un gardien, jeune ou non, qui se contente d'une place sur le banc. Ou bien, avec son budget certes limité, va-t-il rechercher quelqu'un qui intensifiera sensiblement la concurrence et mettra vraiment la pression sur Coosemans ?
Les cibles présumées telles que Tobe Leysen, Nacho Miras et Marcos Peano appartiennent plutôt à cette deuxième catégorie, tandis que Martin Delavallée, Jari De Busser et Jonathan Sirois semblent davantage correspondre à la première.
Dilemme pour Anderlecht
Anderlecht garde donc toutes les options ouvertes, mais selon La Dernière Heure, il est fort douteux que Coosemans lui-même tire profit de ce dernier scénario.
« Au vu du passé, je crains qu'il ne se bloque complètement et qu'un problème de gardien ne survienne », déclare Romain Van der Pluym, observateur du RSCA.
De plus, on constate que ses performances ont récemment connu une baisse. Peut-être parce qu'il est trop sûr de sa place, même si c'est surtout l'incertitude quant à son avenir qui semble peser sur ses épaules.
C'est l'histoire de l'œuf et de la poule : Coosemans est-il moins décisif en raison des négociations qui s'éternisent, ou Renard attend-il parce qu'il commet quelques erreurs ici et là ? Quoi qu'il en soit, il ne semble pas y avoir de lumière au bout du tunnel à court terme.
« La presse a donné l'impression que je demandais un salaire trop élevé. Ce n'est pas vrai. J'aimerais passer encore quelques belles années ici, mais c'est au club de faire le premier pas. Une prolongation serait une forme de reconnaissance », estime Coosemans, qui pense que l'offre actuellement sur la table ne reflète pas suffisamment son statut. Il vise principalement un salaire fixe plus élevé plutôt que des primes.
La balle est dans le camp de Renard
Une position que comprend Anderlecht : compte tenu du parcours de Coosemans, il est logique qu'il souhaite assurer sa stabilité financière et tirer le meilleur parti possible de la situation. Cependant, le club n'est pas disposé à mettre la main à la poche pour un gardien qui se trouve probablement à l'automne de sa carrière.
Au contraire : le champion record estime qu'il fait déjà des concessions à Coosemans. « Pour l'instant, il ne semble pas y avoir de concessions. Résultat : les négociations sont au point mort depuis des mois et la méfiance mutuelle grandit », selon HLN, il semble de plus en plus probable que les deux parties soient sur une trajectoire de collision.
D'après les autres journaux également, les parties ne sont pas sur la même longueur d'onde. À moins que les deux camps ne fassent des concessions, une rupture semble inévitable. Et ce, malgré leur volonté commune de poursuivre leur collaboration.
Tout comme Hazard, Coosemans souhaiterait, dans l'idéal, terminer sa carrière active au Lotto Park, où un autre rôle pourrait peut-être leur être réservé par la suite. Mais pour l'instant, nul ne sait si cela se produira un jour. La balle est dans le camp de Renard et compagnie. À suivre, sans aucun doute.