Le derby limbourgeois entre le STVV et le KRC Genk a offert un scénario intense dimanche après-midi, conclu par une victoire 1-2 en faveur des visiteurs. Mais du côté trudonnaire, la frustration l’a emporté. Plusieurs décisions arbitrales controversées ont alimenté la colère de l’entraîneur Wouter Vrancken, qui n’a pas hésité à pointer l’arbitre de la rencontre comme le principal facteur du résultat.
En conférence de presse, le coach du STVV a ouvertement exprimé son ressentiment : « A 11 contre 11, il n'y avait qu'une seule équipe sur le terrain, mais Genk n'était pas notre plus grand adversaire », a-t-il lancé, estimant que son équipe avait été privée de ses chances par des décisions injustes.
La première polémique est survenue en première période, lorsque Saint-Trond a vu un but refusé pour une faute d'Ilias Sebaoui sur Mujaid Sadick. Pour Vrancken, cette interprétation est sévère : « Ce qui était très discutable », a-t-il souligné, avant de préciser : « Il touche encore un peu Sadick, mais je ne pense pas que cela change quoi que ce soit. »
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Le rouge de Rein Van Helden, tournant du matchLe fait marquant est intervenu en début de seconde période avec l’expulsion directe de Rein Van Helden. Cette décision a surpris bien au-delà du banc trudonnaire. « Plus je regarde ça, moins je comprends », a reconnu le commentateur Peter Vandenbempt. Même la « victime », Zakaria El Ouahdi, a reconnu l’ambiguïté de l’action : « Il avait le ballon, mais bien sûr, il m'a aussi attrapé la cheville. C'est alors à l'arbitre de décider s'il doit donner un carton jaune ou rouge. »
Pour Vrancken, l’explication donnée par l’arbitre ne tient pas : « L'explication de Visser était que c'était au-dessus de la cheville, mais ce n'était pas au-dessus de la cheville. J'ai peut-être des images différentes », a-t-il ironisé.
Le coach a ensuite dénoncé d’autres épisodes litigieux : « Et sur le deuxième but de Genk, Nkuba a donné un coup de coude dans le cou de notre gardien. C'était clairement visible, et c'était justifié. Il y a eu d'autres moments comme ça. » Vrancken a aussi évoqué Bryan Heynen, capitaine de Genk, qui selon lui aurait dû recevoir un deuxième carton jaune : « Mais ce n'est pas le cas. On n'obtient tout simplement pas ce qu'on mérite. Ce n'est même pas un point, mais trois. »
Entre colère et fierté
Très remonté, l’entraîneur trudonnaire a poursuivi son réquisitoire : « Nous avons été suffisamment bons pour ne pas avoir besoin de chance. Il faut juste que ce soit fait correctement. Si nous étions restés à 11-11, je ne pense pas qu'il y aurait eu de problème. » Après le coup de sifflet final, il est même allé confronter l’arbitre Visser : « Il n'a même pas osé dire ce qui était bien ou mal. S'il prétend que c'était au-dessus de la cheville lorsqu'il reçoit un carton rouge, de quoi parlons-nous ? Si on ne voit pas la même chose dans ces situations… »
Vrancken a conclu en élargissant son message : « Nous aimerions voir une meilleure communication entre les joueurs et les entraîneurs, mais si vous voyez ces phases comme ça, vous n'avez pas besoin de chercher plus loin. » Malgré tout, il a tenu à insister sur l’état d’esprit de son groupe : « On en reparle, mais le plus important, c'est ma fierté pour mes joueurs. Ça aurait dû être une excellente soirée pour nous. »
Salomon AGADA