Les Diables Rouges espèrent créer l'exploit ce vendredi face à l'Espagne, mais ils peuvent quoi qu'il arrive déjà être satisfaits de leur Coupe du monde. En atteignant les quarts de finale, ils ont rempli leur objectif, même si cela s'est fait au terme d'un parcours mouvementé. Durant celui-ci, le sélectionneur national Rudi Garcia n'a pas échappé aux débats.
Le Français était encore lourdement sous le feu des critiques après les deux premiers matchs. Face à l'Égypte et à l'Iran, les Diables n'ont pu faire mieux que des matchs nuls, ce qui a poussé les observateurs à scruter ses choix tactiques d'un œil très critique. Les reproches avaient été particulièrement cinglants après le 0-0 contre l'Iran.
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De la clartéÀ l'époque, Anthony Vanden Borre n'avait pas mâché ses mots non plus, reprochant à Garcia un manque de clarté, tant dans son style de jeu et ses choix que dans ses explications d'après-match. Mais depuis, la tendance et les résultats se sont totalement inversés, ce qui oblige l'ex-international à revoir son jugement aujourd'hui.
« J'avais dit que je voulais de la clarté, eh bien : nous l'avons obtenue avec les choix de Garcia », reconnaît-il dans La Dernière Heure. « Que ce soit avec ses titulaires ou ses remplacements – faire monter Vanaken à la place de De Bruyne, par exemple – : ses choix étaient clairs et ils ont porté leurs fruits. »
Lors des derniers matchs, Garcia n'a pas hésité à bousculer la hiérarchie et à s'attaquer aux cadres. Il a ainsi relégué Jérémy Doku et Kevin De Bruyne sur le banc, où Romelu Lukaku reste lui aussi scotché. Une prise de position que Vanden Borre salue chaleureusement.
« J'ai toujours eu confiance en cette nouvelle génération, qui compte de très bons joueurs », affirme-t-il. « Vraiment. Romelu, Kevin, Thomas, Thibaut et Axel (Lukaku, De Bruyne, Meunier, Courtois et Witsel, ndlr) sont toujours là, mais c'est une bonne chose d'assurer leur succession. Ils n'ont plus rien à prouver et ils comprendront aussi qu'il est temps que les jeunes reprennent le flambeau. »