Alvaro Arbeloa a été éliminé de la Copa del Rey, 3-2, à Albacete, dix-septième en Segunda Division espagnole, mercredi pour sa première comme T1 du Real Madrid.
A-t-il les épaules assez solides pour diriger cette équipe ?
Trop tôt pour le dire, mais les doutes de certains n’auront en tout cas pas disparu à l'issue de cette rencontre dramatiquement historique pour le Real.
Fallait-il du coup débarquer Xabi Alonso lundi (voir Footnews :https://tinyurl.com/7ryxxfra), huit mois à peine après son arrivée, au lendemain d'une finale de Supercoupe d'Espagne perdue 2-3 contre le FC Barcelone ?
Pour la direction la réponse est oui !
Elle a en effet jugé largement insuffisant, son bilan de 24 victoires, 4 nuls et 6 défaites en 34 matches,
L'ex milieu madrilène (2009-2014) avait pourtant idéalement débuté sa saison avec treize victoires en quatorze matches.
Mais sans reproduire le football promis qui avait fait fureur au Bayer Leverkusen, un peu moins la seconde saison.
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Alonso n'était pas le choix du président !Xabi Alonso n'a jamais bénéficié du soutien inconditionnel de ses dirigeants, en particulier du président Fiorentino Perez dont il n'était pas le choix, mais celui du directeur général, José Angel Sanchez.
Il n'a pas non plus reçu les renforts désirés.
À commencer par Martin Zubimendi (Arsenal), sa priorité estivale pour redonner vie au jeu madrilène
Et il n'a pas été aidé par les nombreuses blessures, pour finalement se retrouver sous la menace d'une épe de Damoclès dès la mi-décembre.
Le couperet est à présent tombé sur sa nuque.
Mbappé, une exception dans le vestiaire !
Xabi Alonso aura vainement essayé d'imposer ses idées et ses méthodes, mais s'est très vite heurté à la réticence d'un vestiaire, peu habitué, et encore moins demandeur d'entraîneurs dirigistes.
Trop de vidéos, trop de travail tactique... il s'est rapidement mis à dos une grande partie des cadres, Kylian Mbappé excepté, contrariés par la remise en cause de leur statut.
Avec comme point d'orgue la colère publique de Vinicius lors de son remplacement à vingt minutes de la fin du Clasico, pourtant gagné par le Real (2-1), fin octobre.
Arbeloa ne panique pas !
Alonso a été évincé au profit de son grand ami Alvaro Arbeloa, qui dirigeait la réserve madrilène depuis cet été, aux commandes mercredi soir à Albacete, et déjà dans la tourmente.
Sans pour autant donner des signes de détresse.
"L’échec fait partie du chemin vers le succès. Cela me rendra meilleur, et nous rendra tous meilleurs”, a-t-il tenté de rassurer en conférence de presse.
"Je ne regrette rien (allusion à la composition de son équipe, ndlr). "J’étais convaincu que l’équipe était la bonne, et je referais toujours les mêmes choix..."
Il convient à présent de laisser du temps à Arbeloa qui devra toutefois rapidement imposer sa griffe dans un vestiaire de vedettes.
Bonne chance Alvaro !
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