Depuis le début de la Coupe du Monde, certaines décisions arbitrales ont beaucoup fait parler d'elles. C'était particulièrement vrai lors du match entre l'Argentine et l'Egypte.
La FIFA a reçu des accusations quant au fait de vouloir protéger l'Argentine de Lionel Messi jusqu'au bout. Responsable des arbitres, Pierluigi Collina est revenu sur le tollé mondial qu'ont suscité la rencontre et les décisions de Monsieur Letexier.
"Dans l’ensemble, nous sommes satisfaits. Cependant, avec un nombre aussi élevé de matchs disputés sur une période relativement courte, il est normal que certaines choses ne se déroulent pas comme prévu. Lorsque cela arrive, ils sont prêts à redoubler d’efforts pour s’assurer d’être parfaitement préparés pour le prochain match", a commencé par expliquer l'Italien.
Et Collina de poursuivre : "Bien sûr, les discussions constructives sur les décisions feront toujours partie du football, mais les allégations infondées n’ont pas leur place dans notre sport. Personne ne peut remettre en cause l’intégrité des officiels de match de la Coupe du Monde de la FIFA."
"Lorsque cela se produit, cela peut provoquer des réactions qui débouchent sur des menaces à leur encontre et à l’encontre de leurs familles. Ce n’est pas acceptable", ajoute-t-il encore.
"De même, personne ne peut prétendre que le service de l’arbitrage de la FIFA puisse être influencé par qui que ce soit, pas même par le président de la FIFA. Il a toujours manifesté son soutien total à l’équipe FIFA Team One tout en nous faisant confiance pour travailler en toute indépendance", affirme Collina.
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"En toute honnêteté""Les arbitres prennent des décisions en toute honnêteté et, tout comme les joueurs et les entraîneurs, ils s’efforcent toujours de donner le meilleur d’eux-mêmes", dit-il encore.
Sur le match entre l'Argentine et l'Egypte, il a expliqué : "Après chaque but marqué, le VAR examine la phase de possession offensive (APP). Si une faute est identifiée lors de la construction de l’action et qu’elle est jugée coupable d’avoir eu une incidence sur le but, le VAR recommandera une révision sur le terrain. Il n’y a pas de limite définie concernant ni la distance par rapport au but, ni le laps de temps entre l’incident et le but."
"Nous sommes satisfaits"
"Un exemple de cela s’est produit lors du match Argentine-Égypte, où le n° 19 égyptien, Marwan Attia, a clairement marché sur le pied du n° 6 argentin, Lisandro Martínez. Nous considérons qu’une faute est une faute. Que la faute semble 'évidente' ou non, si l’arbitre ne l’a pas vue sur le terrain, le VAR peut intervenir", précise-t-il.
"De même, si aucune faute n’est identifiée lors de la phase de construction menant à un but, le VAR en informera l’arbitre. Marcher sur le pied d’un adversaire constitue une faute, tandis qu’un défenseur qui touche d’abord le ballon puis effectue un contact normal de jeu n’a pas commis de faute. Encore une fois, un exemple de cela s’est produit à la fin de ce même match. L’arbitre et le VAR ont jugé qu’il s’agissait d’un contact normal entre l’Égyptien n° 10 Mohamed Salah et l’Argentin n° 10 Julián Alvarez."
Et Collina de conclure : "Bien sûr, il y aura toujours une part de subjectivité dans certaines décisions, mais nous sommes satisfaits de la manière dont ce principe a été appliqué tout au long du tournoi."