Pour le deuxième match consécutif, Rudi Garcia a pris sa revanche. Après la remontée face au Sénégal, ses choix quelque peu surprenants contre les États-Unis ont à nouveau fait sourciller ici et là, mais le sélectionneur national a une fois de plus eu raison. La question est maintenant de savoir quelle composition il va sortir de son chapeau pour le quart de finale contre l'Espagne.
Par rapport aux matchs précédents, il sera probablement moins difficile de deviner les intentions de Garcia, car à moins qu'il ne relance par exemple Jérémy Doku dans le onze de départ, le Français a peu de raisons de modifier son équipe. Une seule modification s'impose toutefois de manière obligatoire. Au milieu de terrain, la Coupe du monde est en effet terminée pour Amadou Onana, victime d'une rupture des ligaments croisés.
Entre-temps, Het Nieuwsblad confirme qu'une longue rééducation d'au moins neuf mois l'attend. Un verdict difficile, tant pour le malheureux milieu de terrain d'Aston Villa que pour Garcia. Après tout, ce dernier ne dispose pas vraiment d'un joueur au profil similaire dans sa sélection. En raison de sa taille, Hans Vanaken est finalement celui qui s'en rapproche le plus.
LIRE AUSSI: Onana reste dans le groupe: Garcia a besoin de lui
Vanaken apporte de la sérénitéSelon le sélectionneur national, qui ne tient pas compte des statuts intouchables, c'est aussi la raison pour laquelle c'est lui, et non Kevin De Bruyne, qui est monté au jeu pour le remplacer. Avec succès : grâce à sa vista et sa protection de balle, Vanaken a non seulement apporté de la sérénité, mais le capitaine du Club de Bruges a également creusé l'écart à deux buts en inscrivant son premier but en Coupe du monde. Même s'il a avoué après coup qu'il y avait une part de chance.
Quoi qu'il en soit, selon la plupart des journaux, Vanaken postule ainsi à nouveau pour une place de titulaire. Selon Het Belang van Limburg, on peut d'ailleurs s'attendre à le voir au coup d'envoi ce vendredi. Comme il semble peu probable que Youri Tielemans ou Nicolas Raskin doivent céder leur place, De Bruyne devra donc à nouveau se contenter d'un rôle sur le banc. Ce qui n'est d'ailleurs pas totalement illogique.
"Si vous ne voulez pas faire le jeu, il ne faut pas aligner De Bruyne. Avec la physionomie du match comme contre les États-Unis, il ne serait pas satisfait. Et vous n'avez pas forcément besoin de lui", explique Hein Vanhaezebrouck dans Het Nieuwsblad, comprenant le raisonnement de Garcia. Selon lui, en plus de Vanaken, Raskin a toujours sa place dans l'équipe en tant que récupérateur. Et ils forment donc un trio logique avec Tielemans.