Ce jeudi, l'Union pourrait bien remporter son troisième titre en trois saisons. Les Bruxellois affrontent en effet Anderlecht en finale de la Coupe. Cela pourrait marquer un nouveau chapitre de leur formidable parcours.
Ces dernières semaines, le discours autour de l'Union a quelque peu changé. Le club a dû essuyer de vives critiques pour son jeu parfois très agressif. Surtout lorsque, après la défaite face à Saint-Trond, les joueurs se sont eux-mêmes plaints de l'arbitrage, ce qui a fait beaucoup de bruit.
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Bormans ne comprend pas les critiques à l'encontre des défenseursChristian Burgess et Kevin Mac Allister ont particulièrement fait les frais de ces critiques, car ils jouent souvent à la limite, voire au-delà. Le CEO de l'Union, Philippe Bormans, ne comprend toutefois pas grand-chose à l'agitation autour de sa défense.
« Il y a un mois encore, on nous saluait comme la meilleure défense de Belgique. Ces mêmes défenseurs seraient donc soudainement devenus des bouchers », remarque-t-il dans Het Belang van Limburg. « La nouveauté est passée et la sympathie a cédé la place à la nervosité. La place que nous occupons, aucun autre club ne peut plus l’obtenir. »
Un calendrier chargé : un problème de luxe
Bormans y voit donc surtout de la jalousie, surtout de la part des autres grands clubs. Ces dernières années, l’Union a par exemple développé une solide rivalité avec le Club de Bruges. À peine trois jours après la finale de la Coupe, ce dernier sera à nouveau l’adversaire lors d’un match crucial du championnat. Un calendrier malheureux.
« Nous savions que la finale aurait lieu ce jour-là », relativise toutefois Bormans. « Mais nous devons simplement gérer cela de la meilleure façon possible, cela reste un problème de luxe. Nous sommes le seul club à avoir encore une chance de remporter deux trophées. Par le passé, nous avons prouvé à plusieurs reprises que nous pouvions bien performer le dimanche après un match européen en milieu de semaine. »