Les playoffs ont à peine commencé que l'arbitrage se retrouve déjà sous le feu des projecteurs. Pour cette première journée riche en controverses, Jonathan Lardot, au nom du Département des Arbitres, a passé au crible plusieurs phases litigieuses lors de son analyse hebdomadaire sur DAZN.
Lardot a d'abord validé la décision de Lothar D'Hondt lors d'Anvers-Genk. Malgré l'appel du VAR pour une collision entre Janssen et Sadick, l'arbitre est resté sur sa position initiale. « L'intervention du VAR n'était pas nécessaire. Je suis très heureux que Lothar ait pris ses responsabilités », a confié Lardot.
Le cas de l'Union face à Saint-Trond est plus complexe. Alors que Kaito Matsuzawa a été bousculé par Kevin Mac Allister, l'arbitre Erik Lambrechts n'a pas sifflé penalty, et le VAR n'est pas intervenu. Si Lardot avoue qu'en direct, il aurait sifflé faute, il nuance l'absence d'intervention vidéo : « Selon certains angles, il s'agit d'une charge à l'épaule réglementaire. Même à l'UEFA ou à la FIFA, il n'y a pas d'unanimité. On est dans la fameuse zone grise. »
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Le mea culpa sur l'affaire CharleroiLardot s'est montré beaucoup plus tranchant concernant l'exclusion d'Étienne Camara (Charleroi) face à Westerlo. Le deuxième carton jaune infligé par Nathan Verboomen pour protestation est jugé trop sévère. « Camara ne s'est pas présenté de manière agressive. Cela aurait pu être résolu autrement. Je n'attends jamais un carton rouge dans cette situation. »
Il confirme également que l'arbitre s'est excusé auprès des Carolos : « Nathan s'est excusé après coup, c'est tout à son honneur, mais cela ne change rien aux conséquences. Il a réalisé une assez bonne saison, mais il a conscience que son évaluation était ici erronée. »
En conclusion, Lardot ne cache pas sa déception sur le niveau global : « Avec ces situations mal évaluées, c'est pour moi un faux départ des playoffs. J'attends mieux le week-end prochain. »