Malgré l'écart sportif actuel entre le Club de Bruges et le RSC Anderlecht, la tension entre les deux piliers du football belge reste électrique.
Lundi dernier, le stade Jan Breydel n'a pas seulement vibré au rythme du jeu, mais aussi au son d'une hostilité ciblée qui a provoqué la fureur des supporters mauves.
Le point de friction ? Le traitement réservé à Nathan De Cat. Le jeune prodige de 17 ans, fraîchement international, a été accueilli par un concert de sifflets assourdissant lors de sa sortie.
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Théorie du complotSi les chambrages sur le niveau de jeu font partie du folklore, s'en prendre à un adolescent a été perçu comme une ligne rouge franchie par le camp brugeois.
Cette animosité puise sa source dans une vieille théorie du complot : les fans brugeois estiment que les sélectionneurs privilégient systématiquement les talents de Neerpede au détriment de leur propre centre de formation.
Bien que Bruges compte aujourd'hui plus d'internationaux qu'Anderlecht, la frustration persiste face à l'omniprésence médiatique de De Cat, jugée disproportionnée par rapport à des révélations brugeoises comme Seys.
Indifférent au chaos, le jeune De Cat a balayé l'incident d'un haussement d'épaules. Si les joueurs font preuve de professionnalisme, cette "guerre des nerfs" prouve que la fracture entre les deux publics, nourrie par des années de rancœur, n'est pas près de se refermer.