Ces dernières années, les clubs belges dominent largement leurs rivaux néerlandais sur la scène européenne. Un constat partagé par de fins connaisseurs du football des deux pays, à l'image de Ruud Vormer et Aad de Mos, à l'aube du choc de Ligue des Champions entre le PSV et le Club Bruges.
Pour Vormer, ancien taulier des Blauw-Zwart, la réussite du Club repose sur une politique exemplaire : une scouting redoutable capable de dénicher des talents méconnus pour les revendre à prix d'or (comme Christos Tzolis ou Nicolo Tresoldi), couplée à une rigueur mentale inculquée dès le plus jeune âge.
Aad de Mos abonde dans le même sens, louant la solidité de la formation brugeoise avec des pépites comme Joaquin Seys, et soulignant que la Jupiler Pro League, plus tactique et physique, s'avère bien plus difficile à manier que l'Eredivisie, où les scores fleuves masquent parfois de grosses lacunes défensives.
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Motivation décupléeImke Courtois pointe également du doigt le « powerfootball » d'équipes comme l'Union Saint-Gilloise, un style intense et rigoureux qui empoisonne régulièrement les représentants néerlandais.
Enfin, cette suprématie s'explique aussi par un facteur psychologique : une motivation décuplée et un statut d'underdog assumé face à un voisin néerlandais historiquement perçu comme un grand pays de football. De quoi pimenter un peu plus le duel européen de ce soir.