Grâce à une victoire 4-1, la crise au RSC Anderlecht a été temporairement écartée, mais cela ne signifie pas pour autant que le calme est revenu au Lotto Park. Cela ne veut pas dire non plus que Vitor Bruno, qui a été ouvertement réprimandé par ses supérieurs, a définitivement sauvé sa peau. D'ailleurs, il semble que les relations avec Antoine Sibierski ne soient plus non plus au beau fixe.
Alors que le CEO Kenneth Bornauw et le propriétaire Marc Coucke ont tous deux critiqué publiquement leur entraîneur, le directeur technique, lui, est resté silencieux ces derniers jours. Ce n’est pas un hasard : selon le HLN Voetbalpodcast, Sibierski fuit la presse comme la peste. Pourtant, c’est bien lui, et ce, malgré les propos contraires de Bornauw, qui devra prendre la décision finale concernant un éventuel licenciement.
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Bruno face à SibierskiSelon La Dernière Heure, Sibierski ne cherche pas nécessairement à écarter Bruno. Pour autant, les deux hommes ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde — un fait que Bornauw a d’ailleurs reconnu. « Quelques frictions ne sont pas forcément une mauvaise chose. Parfois, il faut mettre les formes de côté pour appeler un chat un chat. Cela ne devient un problème que lorsqu’ils cessent de se parler. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai. »
Bruno, toutefois, ne semble pas très enclin à accepter les remarques du Français, lequel, de son côté, paraît en désaccord avec les choix singuliers de l’entraîneur. Bien qu’il ait été désigné homme du match samedi, le retour en grâce de Mario Stroeykens constitue, selon De Standaard, un point de friction particulier pour Sibierski. Après avoir échoué à vendre le joueur durant l’été, le directeur technique s’était montré très critique à son égard.
Tensions autour de Stroeykens
Un électrochoc, volontaire ou non, pour le milieu de terrain de 22 ans qui, quelques semaines plus tard, se retrouve soudainement titulaire indiscutable. Cette situation survient alors que Romeo Amane, recrue phare arrivée précisément pour occuper ce poste, reste cantonné aux tribunes. Selon le journal, Stroeykens se trouve « au cœur des tensions entre l'entraîneur et la direction ». La position de cette dernière demeure inchangée : « Il vaudrait mieux que Stroeykens parte. »
« C’est toutefois sans compter sur Bruno », souligne l’article. Un constat partagé par Het Nieuwsblad. « Stroeykens est devenu le symbole d’un conflit entre l’entraîneur et la direction », note Ludo Vandewalle, soulignant comment ce pur produit du club, pourtant vivement critiqué, alimente les frictions. Comme Sibierski bénéficie, en interne, d’un soutien plus solide que Bruno, il est fort probable que ce dernier finisse par perdre la partie.