Le refus d’Anderlecht de libérer plusieurs de ses jeunes pour la Coupe du monde U17 provoque des remous au sein du football belge. Antoine Sibierski assume une position qui irrite fortement l'Union belge alors que d’autres clubs adoptent une approche différente.
La gestion des jeunes talents devient un nouveau point de friction entre le RSC Anderlecht et les instances du football belge. Au cœur du désaccord, la participation de plusieurs joueurs bruxellois à la prochaine Coupe du monde U17, organisée au Qatar à partir du 19 novembre.
Le sélectionneur Sven Vermant devra notamment composer sans Jayden Onia Seke, Joshua Nga Kana, Noa Ojea et Noah Kalonji. Une absence qui fragilise les options de la Belgique, finaliste du dernier Championnat d’Europe de la catégorie et placée dans le groupe du Mali, du Vietnam et de la Nouvelle-Zélande.
LIRE AUSSI: RSCA: la situation est tendue entre Bruno et Sibierski
Sibierski inflexible, l'Union belge mécontenteLa position d’Anderlecht contraste avec celle de Genk, Anvers et La Gantoise, davantage disposés à laisser leurs jeunes rejoindre la sélection. Au Lotto Park, seuls Mathis Seghers et Ilyas Benktib ont obtenu l’autorisation de participer au tournoi au Qatar.
Selon Het Laatste Nieuws, Antoine Sibierski a personnellement opposé un refus catégorique aux autres joueurs pressentis. Une décision qui suscite une vive incompréhension au sein de l'Union belge et place le directeur technique bruxellois dans une situation délicate auprès de la Fédération.
Des discussions doivent encore avoir lieu dans les prochains jours, mais un changement de position semble peu probable. Anderlecht estime notamment que ces départs pourraient lui coûter plusieurs joueurs pendant des rencontres importantes.
Le règlement ne contraint pourtant pas le club à libérer ses jeunes pour cette compétition. Sibierski dispose donc d'une marge de manœuvre qu'il semble déterminé à conserver, quitte à accentuer les tensions avec les instances belges.
Salomon AGADA