À deux jours de son quart de finale de la Coupe du monde, la Belgique poursuit sa préparation avec l’espoir d’un très grand match face à l’Espagne. Les Diables Rouges, qualifiés pour ce stade de la compétition pour la troisième fois lors des quatre dernières éditions du Mondial, s’apprêtent à relever un immense défi.
Vendredi à 21h, les hommes de Rudi Garcia affronteront l’Espagne, l’un des principaux favoris au sacre mondial aux côtés de la France et de l’Argentine. La Roja monte en puissance depuis le début du tournoi et s’appuie notamment sur l’activité de son couloir gauche, où Marc Cucurella se montre particulièrement influent, malgré un Lamine Yamal encore en retrait.
ATTENTION A GAUCHE
Quelques journalistes comme Benjamin Deceuninck ont donné leur avis sur la Roja: “Depuis le début de la Coupe du monde, le danger numéro un de l’Espagne, c’est Cucurella. L’arrière gauche est impliqué sur cinq des neuf buts inscrits par la Roja. La plupart proviennent de centres venus du côté gauche. Il y en a bien un qui est arrivé de la droite, un autre dans l’axe, ainsi que deux buts sur corner à la suite de cafouillages. Mais le schéma reste le même : beaucoup de combinaisons, puis, soudain, l’Espagne parvient à libérer son couloir gauche pour adresser, le plus souvent, un centre à ras de terre."
Manuel Jous : " La seule chose que j’espère, c’est qu’on ne revivra pas un scénario similaire à celui du Belgique-Argentine de 2014. On avait encaissé un but très tôt par Higuaín et, dès cet instant, on avait le sentiment que le match était déjà terminé. Si l’Espagne parvient à ouvrir le score rapidement, avec les qualités défensives qu’on lui connaît, on risque de vraiment souffrir. Il faudra donc réussir à tenir le plus longtemps possible. Face aux États-Unis, on a su profiter de quelques erreurs et de certaines largesses techniques. Les Espagnols, eux, en commettent très, très peu. Il faudra donc reproduire la même prestation… En cinq fois mieux."
UNE EQUIPE QUI MONTE
Eby Brouzakis a déclaré : "Lamine Yamal, comme tous les très grands joueurs, attire systématiquement deux ou trois adversaires sur lui. Cela libère des espaces pour Cucurella. Il ne faut pas oublier non plus le parcours d’Oyarzabal dans cette Coupe du monde. Avec quatre buts, ce qu’il réalise est loin d’être anodin. J’ai surtout l’impression que l’Espagne est une équipe qui monte progressivement en puissance. Après le match nul (0-0) contre le Cap-Vert, on pouvait se demander si elle était en dessous des attentes. Mais face au Portugal, la prestation a été vraiment très, très convaincante. Cela me fait penser aux play-off : dans notre championnat, l’essentiel est d’arriver en forme au bon moment. Et j’ai le sentiment que l’Espagne est justement en train d’y parvenir, petit à petit."
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