L’arbitre somalien Omar Artan (34 ans) a vu son rêve de Coupe du Monde se briser à la frontière américaine. Arrivé à Miami pour finaliser sa préparation, il s'est vu refuser l'accès au territoire par les autorités américaines en raison de prétendus « problèmes lors du contrôle des antécédents ».
Interrogé pendant onze heures et placé en cellule, il a été questionné sur la situation politique de son pays et le groupe terroriste Al-Shabaab, avant d’être renvoyé en Somalie.
Cette décision découle du décret migratoire de juin 2025 du président Donald Trump visant douze nations, dont la Somalie et l'Iran. Bien qu’Artan disposait d’un visa diplomatique en règle, l'administration américaine soutient le choix de ses agents frontaliers.
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Camp de base aux Etats-UnisÉlu arbitre africain de l'année et fort de quatre ans de préparation intensive auprès de la FIFA, il devait entrer dans l'histoire en devenant le premier Somalien à arbitrer un match de Mondial.
L'option de le faire officier uniquement au Canada ou au Mexique a été exclue, le camp de base obligatoire de tous les arbitres (géré par Pierluigi Collina) se situant aux États-Unis.
Ce refoulement a suscité une vague d’indignation internationale. Des organisations comme Amnesty International ainsi que des figures du football, telles que l'icône d'Arsenal Ian Wright, dénoncent fermement cet incident, qualifiant l'organisation de ce tournoi de « Coupe du Monde du chaos ».