Dans les colonnes de La Dernière Heure, Alex Teklak a mis le doigt sur le problème. Selon lui, il règne à l'Union un véritable sentiment de « sécurité » pour les entraîneurs. Le club bruxellois fait tout son possible pour leur faciliter la tâche. « Le modèle de l'Union implique que l'entraîneur n'est pas la figure dominante du projet sportif. Il fait partie d'une équipe et son rôle est moins central que dans la plupart des autres clubs. »

C'est un sérieux avertissement pour Anderlecht. À l'Union, Pocognoli n'a pas seulement bénéficié d'une bonne équipe, il a aussi reçu du temps. Lors de sa première saison, il n'a remporté que trois de ses treize premiers matchs de championnat. Dans beaucoup de clubs, l'aventure se serait arrêtée là. L'Union est restée calme, et le résultat a suivi plus tard : le titre.

Pocognoli est également réputé pour être un entraîneur pragmatique, quelqu'un qui fait passer le résultat avant le beau jeu. Cela ne constitue pas forcément un problème en soi, mais cela rend l'association avec Anderlecht plus complexe. Lors de sa présentation, Sibierski a clairement laissé entendre qu'il souhaitait bâtir une identité forte, basée sur la discipline et un football dominant. Pocognoli peut apporter cette discipline, mais le football dominant n'est pas la première chose à laquelle on associe son nom.