Ces dernières années, l'Union SG a réalisé un parcours impressionnant et, depuis sa promotion, s'est battu chaque année pour le titre national. Les Bruxellois ont ainsi longtemps bénéficié de la sympathie de presque toute la Belgique passionnée de football. Mais ce sentiment est en train de changer radicalement.
Avant la Seconde Guerre mondiale, les Unionistes comptaient parmi les clubs belges de premier plan avec pas moins de onze titres nationaux, mais le déclin qui a suivi a été brutal. Les Bruxellois ont même chuté jusqu'en quatrième division. Mais après le rachat du club par Tony Bloom et Alex Muzio, le renouveau s'est amorcé. En 2021, le retour au plus haut niveau était une réalité.
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La sympathie se transforme en envieDepuis lors, l’Union a réalisé un parcours tout simplement impressionnant. En tant que promu, il a finalement manqué de peu le titre national. Par la suite, il n’est plus jamais sorti du top 3. La saison dernière, la cerise sur le gâteau a été le titre. Entre-temps, l’Union s’est également illustrée en Coupe et au niveau européen. Ce qui est à nouveau le cas cette saison.
Ces dernières années, les Bruxellois ont également pu compter sur beaucoup de sympathie. Le conte de fées de l’outsider séduit en effet beaucoup de monde et un vent de fraîcheur au sommet de la pyramide du football fait toujours du bien. Mais l’Union est en train de perdre cette aura, lentement mais sûrement. Le club fait de plus en plus l’objet de critiques, et même le fan de foot neutre n’est plus aussi enthousiaste qu’avant.
En partie de sa propre faute
Selon l'analyste Marc Delire, cela tient en grande partie aux récents succès, qui suscitent une certaine jalousie et une certaine irritation. « Cela prouve que l'Union est une grande équipe, ce sont les arbres les plus hauts qui attrapent le plus de vent. L'Union irrite les gens désormais. Et l'establishment du football belge est agacé parce qu'ils empiètent sur son territoire », a-t-il noté dans l'émission Dans le Vestiaire.
Selon Delire, il est faux de dire que l’Union est souvent « aidée » par l’arbitrage, comme le prétendent les mauvaises langues. Le club doit toutefois faire son autocritique. « Ils y ont eux-mêmes un peu contribué. Leur style de jeu, leur comportement… c’est une situation de cause à effet. Et l’attitude a aussi changé parce que l’Union est toujours en tête du classement », ajoute Damien Marcq.