Dès la première journée des play-offs, l’arbitrage fait débat. Une décision contestée en faveur de l’Union SG relance les critiques et alimente les soupçons autour d’un traitement privilégié.
La phase décisive du championnat débute sous haute tension. Lors de la rencontre entre l’Union SG et Saint-Trond, une action litigieuse a rapidement enflammé les débats.
En fin de match, Kevin Mac Allister a bousculé Kaito Matzusawa dans la surface, sans que l’arbitre n’accorde de penalty ni que la VAR n’intervienne.
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Une décision qui ne passe pasCette phase a provoqué une vague d’indignation, notamment du côté de Saint-Trond. Pour de nombreux observateurs, la faute semblait évidente et justifiait un penalty. Face à la controverse, le responsable de l’arbitrage, Jonathan Lardot, a pris la parole.
Il a expliqué que la VAR n’était pas intervenue car l’action se situait dans une « zone grise ». Toutefois, il a reconnu que l’arbitre principal aurait dû siffler. Une prise de position qui n’a fait qu’alimenter le sentiment d’injustice autour de cette décision.
Au-delà de cette rencontre, certains analystes pointent une tendance plus large. L’ancien arbitre Serge Gumienny n’a pas mâché ses mots : « C'est toujours l'Union qui semble s'en tirer comme ça. Généralement, c'est Burgess, mais Mac Allister n'est pas non plus réputé pour sa pureté d'âme. Pourtant, il échappe à un penalty et à un deuxième carton jaune ».
A La Louvière, on siffle
Même son de cloche chez Marc Delire, qui évoque un traitement différencié : « S'ils font une faute comme ça à Dender ou à La Louvière, ils sifflent. C'est hallucinant ».
Il ajoute : « L'Union est devenue un "grand club" parce qu'on ne siffle plus de penalties flagrants. C'est comme ça, ça a toujours été comme ça. En ce moment, l'Union et le Club Bruges sont favorisés ».
Des déclarations fortes qui relancent un débat récurrent : celui de l’influence du statut des clubs sur les décisions arbitrales.
Salomon AGADA