Le football anglais vient de franchir un seuil critique. Chelsea a enregistré une perte abyssale de 301 millions d’euros lors de la saison 2024/25, pulvérisant le triste record détenu par Manchester City depuis plus de dix ans. Jamais un club de Premier League n’avait présenté un tel déficit.
Pourtant, les chiffres sont paradoxaux. Le club londonien affiche un chiffre d'affaires en hausse, porté par les revenus des droits TV et ses succès en Conference League et à la Coupe du Monde des Clubs.
Mais alors, comment expliquer une telle dégringolade financière ? Le mal est profond : les coûts opérationnels ont littéralement explosé, en partie à cause de la logistique liée au retour sur la scène européenne.
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Equilibre fragileCe naufrage comptable est d'autant plus spectaculaire que, l'année précédente, les Blues affichaient un bénéfice de 147 millions d'euros. Un équilibre qui ne tenait toutefois qu'à un fil — ou plutôt à une vente — celle de leur équipe féminine.
Aujourd'hui, le club se retrouve face à un mur. Entre des revenus records et des pertes historiques, l'avenir financier de Chelsea semble s'écrire sur une corde raide.
Cette hémorragie de liquidités pourrait-elle entraîner des sanctions sportives ou forcer le club à des décisions radicales sur le marché des transferts ? Le mystère plane sur la manière dont les Blues comptent éviter la faillite réglementaire.