Ce mercredi, la presse italienne aurait préféré que l'annonce d'une troisième non-qualification de l'équipe nationale pour la Coupe du Monde soit un poisson d'avril.
Mais elle est bien sérieuse pour les quadruples champions du Monde, qui vont de nouveau assister à la compétition en tant que spectateurs une fois de plus. Et au lendemain de l'élimination en Bosnie, on veut que des décisions soient prises.
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Status quo à la fédération ?La fédération est pointée du doigt par les médias transalpins, qui l'accusent de ne pas avoir su réagir après les deux précédentes éliminations. La principale accusation, c'est de ne pas vouloir se remettre en question et de vouloir poursuivre dans cette direction une fois de plus.
Pour le moment, le président Gravina et le chef de la délégation, Gianluigi Buffon, semblent décidés à ne rien changer dans l'immédiat. Le champion du Monde 2006 voudrait aller au moins jusqu'à la fin de la saison.
"Un record humiliant"
"Gravina ne démissionne pas, une fois de plus. Le Conseil fédéral a la mainmise sur la question, et c’est encore un désastre", écrit-on ainsi sur Tuttomercatoweb. D'autres comme Sport Mediaset parlent d'un "record humiliant" pour une nation comme l'Italie alors que Calciomercato affirme que cet échec n'arrive même pas pour les équipes de milieu de tableau.
Pour Tuttosport, c'est la résignation qui semble primer : "Le chapitre des échecs de l’Italie se rouvre. Ou, plus probablement, c’est un chapitre qui ne s’est jamais refermé. Un échec historique qui pèse encore plus lourd sur le football italien, qui, depuis plus d’une décennie et pour encore quatre ans, n’a rien eu à offrir et n’aura rien à offrir."
Championne d'Europe en 2021, l'Italie avait semblé prouver que la non-qualification pour la Coupe du Monde 2018 n'était qu'un accident de parcours. Au lieu de cela, l'échec a été confirmé en 2022 et donc en 2026.