Ardon Jashari a créé la surprise dimanche en remportant le Soulier d'or dès le premier tour du scrutin. La victoire du Suisse, qui, malgré son départ pour l'AC Milan, a devancé ses coéquipiers Hans Vanaken et Christos Tzolis, a suscité de nombreuses réactions. Mais comment expliquer ce résultat ?
Vanaken et surtout Tzolis étaient considérés comme les grands favoris, mais le duo du Club de Bruges a finalement dû se contenter des deuxième et troisième places. Ce résultat s'explique en grande partie par le premier tour du scrutin, où Jashari a immédiatement pris une avance considérable sur le reste du podium avec un score impressionnant de 351 voix.
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Partage de points entre Vanaken et TzolisAu second tour, les opinions, et donc les votes, étaient plus partagés : "Certains ont voté pour Vanaken, d'autres pour Tzolis, et quelques-uns pour Zorgane. Résultat : les favoris n'ont récolté qu'environ 200 points, insuffisant pour rivaliser avec Jashari", observe à juste titre Peter Vandenbempt dans son analyse pour Sporza. Il estime cependant que ce n'est pas la seule raison.
"J'ai aussi été quelque peu surpris que Vanaken et Tzolis n'arrivent qu'en cinquième et sixième position au premier tour, c'est là qu'ils ont perdu", a-t-il ajouté. C'est d'autant plus vrai que les six premiers mois sont plus décisifs que jamais. Auparavant, un plus grand nombre de journalistes votaient systématiquement au second tour qu'au premier.
Plus de votes au premier tour qu'au second
"Beaucoup de gens oubliaient de voter pendant l'été car ils étaient en vacances", explique Vandenbempt. Mais cette fois-ci, il y a eu plus de votes au premier tour (171) qu'au second (166). Cela a évidemment rendu service à Jashari.
"Avant, on recevait le bulletin de vote par la poste. Il arrivait qu'il se perde ou qu'il soit oublié quelque part. Mais maintenant, impossible d'y échapper avec la numérisation", conclut Vandenbempt.