Amando Lapage garde un souvenir amer de son passage à Anderlecht. Si Brian Riemer portait une attention aux jeunes, leur intégration dans le noyau A restait souvent limitée. Le défenseur central a longtemps attendu sa chance… sans jamais vraiment la recevoir.
Malgré son ascension vers le noyau A, Lapage n’a jamais été vraiment aligné. Ses premières minutes sont arrivées seulement avec David Hubert sur le terrain, et les blessures dans l’équipe première n’ont pas suffi à lui ouvrir la voie. "Brian Riemer m’a fait monter dans le noyau A, mais il ne m’a pas fait jouer. C’est avec David Hubert que j’ai eu mes premières minutes", se souvient Amando Lapage au micro de la RTBF. « J’ai toujours eu l’impression que Brian Riemer ne me faisait pas confiance : Jan Vertonghen était encore là, mais quand il s’est blessé, je n’ai pas eu ma chance. »
La situation s’est compliquée lorsque Théo Leoni a été repositionné sur un poste qui n’était pas le sien. Lapage explique : « Je suis allé parler à Riemer dans son bureau, il m’a dit que je devais juste prendre de l’expérience au sein du noyau A… mais sans jouer. Je lui ai répondu que j’avais besoin de minutes pour progresser et que, dans ces conditions, je préférais jouer en Futures. Suite à ça, je n’ai plus été convoqué dans le noyau A… mais je n’ai pas reçu d’explication. »
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Une approche plus ouverte à WesterloDe nature plutôt timide, Lapage ne se plaint pas facilement. « C’est la seule fois que je suis allé dans le bureau d’un coach pour m’exprimer. En général, je ne demande rien : si je ne joue pas, je me dis que c’est ma faute et je redouble de travail pour convaincre le coach. »
Aujourd’hui à Westerlo, il se sent enfin écouté et valorisé. « Chaque coach est différent : ici à Westerlo, Issame Charaï apprécie qu’on donne son avis… Mais depuis l’épisode avec Riemer, j’ai retenu ma leçon. Il y a des joueurs plus extravertis et qui vont chez le coach ou les dirigeants quand ils ne sont pas d’accord. Moi, je bosse dans mon coin. »
L’expérience à Anderlecht a été un apprentissage difficile mais formateur pour Lapage. Elle lui a permis de comprendre l’importance de se battre pour sa place, de rester patient et de tirer le meilleur de chaque minute de jeu, une leçon qu’il applique pleinement à Westerlo.