Beaucoup mieux placé que la saison dernière, mais c'était la moindre des choses, Manchester United, sixième à la même hauteur que Chelsea, à un point seulement de Liverpool, Ruben Amorim a-t-il senti que c'était le moment de réaffirmer son autorité alors que le mercato hivernal s'ouvrait ?
Il se sera bien planté, si tel est le cas.
"Je suis venu ici pour être le manager, pas le coach. C'est très clair", a-t-il eu l'insolence de déclarer en conférence de presse dimanche à Leeds, où malgré son gardien Diable Rouge Senne Lammens, son équipe avait pourtant été tenue en échec, 1-1, après avoir déjà concédé un nul à Old Trafford face à Wolverhampton, une équipe qui n’avait jusque-là pris que 2 points cette saison.
"Je sais que mon nom n'est pas Thomas Tuchel, José Mourinho ou Antonio Conte, mais qu'importe, c'est la réalité, a-t-il martelé. "Ne croyez-pas que je vais démissionner. J'ai encore du travail à accomplir ici, jusqu'à l'arrivée de mon remplaçant dans dix-huit mois (à l'expiration de son contrat, ndlr). "Je suis venu ici pour être manager. !"
"Tout le monde doit faire son job. Du scoutisme au leadership sportif et je ferai le mien jusqu'au bout. Ensuite nous passerons tous à autre chose....”
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Rooney a dégainé le premierL'icône du club Wayne Rooney (40 ans, 559 matchs, 253 buts, 142 assists) a réagi au quart de tour: "pour avoir une autorité absolue dans un club de foot, et encore plus à Manchester United, vous devez prouver votre valeur. Si Pep Guardiola signait à United, personne ne remettrait en question ses choix. Mais Amorim n'est ni Guardiola, ni Klopp. Un manager qui n'a pas de palmarès ne devrait pas parler comme il l'a fait..."
La direction, moins rapide, n'a pas pour autant tergiversé : "dehors !"
Comme Franck Haise, tout aussi imprudent dans ses déclarations quelques jours plus tôt à Nice, autre club détenu par le géant pétrochimique Ineos (arrivé à ManU fin 2023, après avoir déboursé 1,2 milliard d'euros pour 25 % du club et le pouvoir décisionnel).
Cela dit selon certaines sources, le ditrecteur du football Jason Wilcox avait déjà baissé le pouce avant le coup d'envoi à Elland Road.
À cause d’une réunion houleuse où sans le savoir, Amorim aurait scellé son propre sort, s'il ne l'était déjà.
En sursis depuis la fin août !
Peut-être même depuis cette incroyable élimination aux tirs au but, 12-11, le 29 août à Grimsby Town, une équipe de 4e division, en Coupe de la Ligue
Alors pourquoi a-t-il conservé son poste jusque dimanche ?
Peut-être parce qu’il aurait perçu une indemnité de 12 millions de livres sterling (15 millions d’euros), s’il avait été limogé avant le 1er novembre.
On ignore cependant combien ce C4 après un règne de 420 jours complètement manqué, va coûter aux finances du club
Pas un souci majeur pour le Board, de toute façon, déjà passé à autre chose : "la direction du club a pris, à regret, la décision qu’il était temps de procéder à un changement. Cela donnera à l’équipe la meilleure chance possible d’obtenir le meilleur classement possible en Premier League. […] Darren Fletcher dirigera l’équipe mercredi (21h15) à Burnley !"
Deux matches cruciaux, le derby contre City le 17 et le choc à Arsenal le 25, suivront
Depuis le départ de Sir Alex Ferguson, en 2013, MU a épuisé dix managers.
Amorim a cependant été de loin été de loin le moins performant, lui qui à son arrivée promettait de remettre le club sur le toit de la Premier League, pour finir à une incroyable 15e place, à 24 points du top 4.
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MERCATO: l'heure des adieux à l'Union a sonné pour Boufal (https://www.footnews.be/news/489280/mercato-lheure-des-adieux-a-lunion-a-sonne-pour-boufal).