Les clubs professionnels belges se sont réunis mercredi dans les bureaux de la Pro League. Parmi les sujets abordés figurait le quota pour les équipes U23 en Challenger Pro League. Cependant, selon Het Nieuwsblad, la question de DAZN a également été de nouveau soulevée.
A la fin de l'année dernière, le tribunal arbitral bruxellois CEPANI a rendu une décision préliminaire dans le long conflit relatif aux droits médiatiques du football belge. Depuis, le dossier s'est relativement apaisé. Cependant, la question reste un sujet récurrent parmi les clubs professionnels de JPL et de CPL.
Het Nieuwsblad, par exemple, constate que l'inquiétude demeure considérable. La Pro League est convaincue d'avoir de solides arguments. Mais cela ne suffit apparemment pas à rassurer les clubs. Nombre d'entre elles dépendent fortement des revenus télévisuels.
Mesures provisoires
Fin décembre, la CEPANI a néanmoins décidé que DAZN devrait respecter ses obligations contractuelles. La plateforme de streaming devait non seulement continuer à diffuser les matchs, mais aussi verser les sommes convenues. Il ne s'agissait toutefois que de mesures provisoires dans l'attente d'une décision définitive.
Si DAZN obtient gain de cause et que la CEPANI juge que la résiliation du contrat par la société de médias était conforme à la loi, la Pro League perdra non seulement ses revenus futurs, mais devra également rembourser les acomptes versés. Cela représenterait un désastre financier pour de nombreux clubs.
L'avenir ne s'annonce pas très radieux
Cette inquiétude est donc tout à fait compréhensible. Et même si la Pro League obtient gain de cause devant le tribunal arbitral, une décision n'est pas attendue avant le printemps au plus tôt. Et il faut le dire ; il est extrêmement peu probable que DAZN soit tenu d'honorer l'intégralité du contrat jusqu'à mi-2030. Ils devront donc trouver de nouveaux acquéreurs pour les droits de diffusion, ce qui ne sera de toute façon pas chose facile.
De plus, il est illusoire d'imaginer que le prix finira par atteindre le niveau du contrat actuel. L'évolution du paysage médiatique, entre autres, a déjà exercé une pression à la baisse sur le prix des droits de diffusion du football. Et la suppression des Play-Offs rend le produit encore moins attractif...