Après six victoires consécutives avant la trêve internationale, l’Union Saint-Gilloise a marqué le pas. Accrochés à domicile par Louvain, les Bruxellois ont livré une première période particulièrement décevante. David Hubert, qui redoutait cette reprise après la coupure, attendait bien davantage de son équipe et n’a pas caché sa frustration au coup de sifflet de la mi-temps.
Durant les 45 premières minutes, les occasions unionistes se sont faites rares. Seule une action initiée par Guilherme, suivie d’une reprise manquée de Mofokeng, a réellement permis aux Bruxellois de se montrer dangereux. Dans le vestiaire, David Hubert a donc décidé de hausser le ton : "On ne peut pas se permettre de jouer une mi-temps comme ça et croire qu'on va compenser en deuxième. Je l'ai déjà dit. La manière avec laquelle on veut jouer nécessite d'être à 100% pour que l'adversaire ne puisse pas tenir. Aujourd'hui, on était 5 à 10% en dessous sur tout, l'intensité, la justesse".
PAS CONTENT !
L’entraîneur saint-gillois refuse toutefois de faire de la trêve internationale une excuse pour justifier cette prestation. "Je ne suis pas content, les joueurs en sont conscients. On a pris une bonne leçon. Je ne vais pas chercher d'excuses avec la situation de la trêve mais c'est un fait. Un fait que tout le monde doit prendre en compte, dans tous les clubs", a-t-il expliqué en conférence de presse. Hubert estime que ses joueurs doivent avant tout prendre conscience de leur niveau réel : "Ils n'étaient pas fatigués avant la pause, vous savez. Ils doivent se rendre compte qu'ils peuvent faire beaucoup mieux. Et ils le savent aussi".
PAS BON...
Besfort Zeneli a lui aussi reconnu les difficultés rencontrées par l’équipe. Le milieu suédois confirme que le discours du coach a été entendu à la pause : "Le coach a été ferme, il nous a dit qu'on ne pouvait pas continuer comme ça. On est déçus de note match, ce n'est pas le niveau qu'on peut attendre de nous." Il souligne également les différences de rythme au sein du groupe après la coupure internationale, mais rappelle les exigences du métier : "Mais nous sommes des professionnels, il faut savoir passer outre". Malgré ses bonnes sensations après ses rencontres avec la Suède, Zeneli n’a pas été convaincant : "Je me sentais bien dans le rythme après mes matchs avec la Suède. Mais aujourd'hui, ce n'était tout simplement pas bon, que ce soit individuellement ou collectivement. Ce n'est pas nous".
L’Union n’a désormais plus beaucoup de temps pour corriger le tir. Dès jeudi, les Bruxellois affronteront la Real Sociedad et devront afficher un tout autre visage pour espérer obtenir un résultat positif. D’autant que les absences continuent de s’accumuler au sein de l’effectif.
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