La défaite d’Anderlecht face à l’Olympique Lyonnais en Ligue Europa continue de faire débat, notamment autour d’une action survenue dans les dernières minutes. Alexandre Boucaut estime que la décision prise après l’intervention de la VAR n’était pas justifiée et aurait dû conduire à un penalty.
Alors que le Lotto Park espérait encore une égalisation, Mihajlo Cvetkovic s’est retrouvé au sol dans la surface lyonnaise après un contact avec Clinton Mata. Les images ont montré une poussée du défenseur, mais la VAR n’a pas demandé à Ricardo de Burgos de revoir la séquence.
Pour Alexandre Boucaut, ancien arbitre belge, cette décision est difficile à comprendre. « Je comprends leur frustration et leur agacement. Le ballon n'est même pas à proximité. Et même si Cvetkovic l'a provoqué, il n'était certainement pas question de violence physique ni même de gestes. Il est resté impassible même après la première poussée, suivie d'une bonne bousculade », a-t-il expliqué à La Dernière Heure.
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Pas la faute de l'arbitreSon analyse est sans ambiguïté : « Pour moi, c'était donc un penalty indiscutable. Que la VAR ne soit pas intervenue est incompréhensible et inexplicable. »
Boucaut nuance toutefois la responsabilité des arbitres présents sur le terrain. Selon lui, le cadre fixé par l’UEFA joue un rôle déterminant dans ce type de situation. « L'UEFA souhaite que seules les erreurs grossières soient corrigées. »
L’ancien arbitre pointe aussi une conséquence plus large de cette approche : « Pour établir une distinction claire, ils souhaitent que la VAR n’intervienne pas trop souvent. Mais il faut aussi prendre en compte l’aspect éducatif pour les jeunes. Ce week-end, par exemple chez les U16, ils peuvent provoquer leur adversaire sans prendre de risques, car cela est apparemment autorisé lors des matchs européens en semaine », conclut Boucaut.
Salomon AGADA