Début juillet, le Club de Bruges a reçu la bonne nouvelle : les permis de construire pour un nouveau stade étaient enfin accordés. Mais cette semaine, on a appris que six riverains allaient saisir la Cour de cassation. L’opposition en profite pour critiquer Bart Verhaeghe.
Le champion de Belgique caresse depuis 2006 déjà le projet d’ériger un tout nouveau temple du football. Mais vingt ans plus tard, on attend toujours la pose de la première pierre. En raison de diverses protestations ou de l’absence de permis, ces projets ne parviennent tout simplement pas à décoller. Et ce, au grand dam de la direction brugeoise.
Le projet actuel de construction d’un nouveau stade sur le site Jan Breydel s’est également heurté à des oppositions. En effet, un certain nombre de riverains et d’autres parties prenantes ont émis des réserves quant au plan de mobilité et aux problèmes de stationnement attendus. Le besoin d’un nouveau stade se fait pourtant de plus en plus pressant compte tenu de la dégradation de l’actuel stade Jan Breydel.
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Procédure devant la Cour de cassationMais les choses avancent enfin. Fin janvier, une première plainte déposée par les riverains a en effet été rejetée par le Conseil d’État. Et début juillet, le Club a également obtenu gain de cause devant la Commission des litiges en matière d’autorisations. En principe, les travaux peuvent donc enfin démarrer. Cette semaine, cependant, ce dossier qui traîne depuis longtemps a connu un énième rebondissement.
On a ainsi appris que six riverains ont décidé d’utiliser leur dernier recours juridique et de saisir la Cour de cassation. Une entreprise coûteuse qui peut s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros et dont le succès n’est nullement garanti. Mais la situation en a tellement à cœur aux derniers manifestants. Selon eux, cela tient en partie à la communication.
Manque de dialogue
Le Club de Bruges, et notamment son président Bart Verhaeghe, se voit en effet reprocher de ne pas avoir suffisamment cherché le dialogue.
« Si Bart Verhaeghe avait opté dès le début pour un dialogue avec le quartier, on n'en serait jamais arrivé là. Mais on nous a claqué la porte au nez. C'est là le cœur du problème », déclare Toon Van Moerbeke, qui s'est imposé comme la voix de la résistance, au journal Het Laatste Nieuws.
C’est surtout le plan de mobilité qui dérange Van Moerbeke et ses acolytes. Tout comme la politique de stationnement proposée. « Mais lorsque nous posons des questions à ce sujet, le Club de Bruges nous envoie balader. Ce n’est pas un sujet dont on a le droit de parler. De même, ils ne veulent pas répondre aux questions concernant la hauteur du stade ou son emplacement précis », affirme-t-il.