Après avoir éliminé successivement Hammarby et le PAOK, le Kairat Almaty constitue le dernier obstacle pour le RSC Anderlecht avant d’accéder à la phase de groupes de l’Europa League. En ce moment même, les Bruxellois disputent leur match aller au Kazakhstan. Sur place, le PDG Kenneth Bornauw et le directeur sportif Antoine Sibierski suivent la rencontre avec une certaine appréhension.
Pour l'instant, tout se passe certes comme sur des roulettes pour les Mauves, qui mènent de trois buts après une quarante-cinq minutes de jeu. Une position de départ favorable se profile donc en vue du match retour au Lotto Park, où les troupes de Vitor Bruno devront définitivement sceller leur qualification la semaine prochaine. Un objectif important à atteindre.
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Un match à 5 millionsGrâce au filet de sécurité que constitue la Conference League, Anderlecht est certes déjà assuré de disputer une compétition européenne jusqu’au Nouvel An, mais sur le plan sportif, l’Europa League jouit tout de même d’un plus grand prestige. D’un point de vue financier également, l’enjeu est considérable. En effet, dans ce domaine, l’un des deux billets reste nettement plus attractif que l’autre.
« Avec la prime de participation, les primes en cas de victoire ou de match nul, ainsi que la part liée aux droits télévisés et au coefficient du club, le Sporting peut s’attendre à gagner au moins dix millions d’euros grâce à l’Europa League », calcule Le Soir. En Conference League, en revanche, le club le plus titré de Belgique ne peut espérer récolter « que » cinq millions environ.
Le prix d’Ambros
Dans cette double confrontation contre le Kairat Almaty, ce sont donc environ cinq millions qui sont en jeu, soit le prix de la recrue phare Lukas Ambros. Une somme non négligeable pour Sibierski dans la poursuite de sa quête de renforts. De plus, les rencontres de l’Europa League sont bien plus intéressantes pour les supporters, et les joueurs peuvent plus facilement s’y mettre en valeur.
Autant de raisons donc pour Anderlecht, qui a d’ailleurs dépensé pas moins d’un demi-million pour ce déplacement lointain, de se débarrasser des Kazakhs. Une mission qui, jusqu’à présent, semble déjà réussir à merveille. Marc Coucke et Michael Verschaeren n’ont pas pris l’avion, mais se frottent sans doute déjà les mains chez eux.