La qualification de l'Argentine pour la finale de la Coupe du monde face à l'Angleterre a été marquée par une célébration hautement politique.
Au coup de sifflet final, Lionel Messi et ses coéquipiers ont brandi une banderole clamant « Las Malvinas son Argentinas » (Les îles Malouines sont argentines), ravivant les tensions géopolitiques liées à la guerre de 1982.
Bien que le sélectionneur Lionel Scaloni ait tenté de dépolitiser la rencontre en amont, d'autres figures n'ont pas hésité à souffler sur les braises.
La vice-présidente argentine, Victoria Villaruel, a qualifié les Anglais d'« occupants » et de « pirates » sur les réseaux sociaux. De son côté, Messi a reconnu qu'il était particulièrement difficile de contenir ses émotions lors de ce match au caractère si symbolique.
Cette provocation ne devrait toutefois pas rester impunie. La FIFA interdisant strictement tout message politique dans l'enceinte des stades, l'Argentine s'expose à une lourde amende financière. La fédération avait déjà été sanctionnée à hauteur de 25 000 euros pour un incident similaire lors d'un match amical en 2014.
Pour rappel, le conflit de 1982 pour le contrôle de cet archipel de l'Atlantique Sud — aujourd'hui territoire britannique mais toujours revendiqué par Buenos Aires — avait coûté la vie à 649 soldats argentins et 255 britanniques. Plus de quarante ans après, les blessures restent vives et continuent de s'inviter sur les terrains.
La FIFA prohíbe las manifestaciones políticas por parte de los jugadores, ya sea mediante pulseras, camisetas, mantas o incluso cánticos.
— Arturo Villegas (@ArturoVill7) July 16, 2026
A Rodri y a Morata los suspendieron un partido por cantar “Gibraltar es español” durante la Eurocopa.
Ahora los jugadores de Argentina… pic.twitter.com/mCEqJp3e0w
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